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15 Déc 2015 | Profession
 

Buraliste ColisEffet commerce électronique ou attentats. Ou les deux ?

En tout cas, le rush est visible chez les buralistes qui font relais colis. Comme en témoigne cet article de Vosges Matin de ce 14 décembre.

• Dans le petit tabac-presse d’Eloyes, Catherine Jacquel, qui a repris l’enseigne il y a deux ans, est submergée. Des colis affluent de toute part, lui laissant peu de place pour évoluer dans son arrière-boutique. La commerçante reconnaît qu’elle n’a jamais vu ça : « cette année, c’est le boom le plus complet. Je reçois jusqu’à 80 colis par jour contre 30 habituellement. Et tous les jours, le même scénario se reproduit. Des colis partout ».
Il faut dire que la professionnelle fait relais colis pour les paquets de grande taille jusqu’à 25 kilos   et ils ne sont pas nombreux dans le département à assurer ce service.
Récemment, elle s’est associée à un fabricant pour être dépositaire de ses machines à bière. Et le marathon des colis n’est pas terminé. « Une fois Noël passé, les soldes vont suivre. Chaque année, c’est la même chose ».

• Idem à Épinal. Dans le tabac-presse de Christine Patat, les colis débordent de partout : « à Noël, c’est toujours ainsi ». D’autant qu’elle aussi s’est lancée dans la réception de colis de grande taille. Mais quand arrive le tabac, là encore, la place manque. « En décembre, je peux recevoir 200 paquets par jour. C’est peu rémunérateur, mais cela génère du passage dans la boutique », confie-t-elle. Une diversification qu’elle a instillée à son commerce, racheté il y a trois ans, et qui se matérialise également dans les produits proposés : pain, pressing, produits de consommation courante… « Il faut ça pour survivre ».

• Claude Cornu, au « Cadre noir » à Épinal, qui fait relais Pick-up, est plus mesuré : « j’ai l’impression que les gens ont beaucoup anticipé cette année. J’ai même des collectionneurs de Lego qui ont acheté, dès octobre, des pièces spécifiques ». En décembre l’an dernier, il a réceptionné 390 colis.
Lui qui vend des pipes sur internet, un commerce de niche, sait combien la vente par correspondance a le vent en poupe : « les ventes privées sont toujours très appréciées, mais on constate que les déçus se font nombreux. Il ne faut pas espérer être livré dans les 48 heures avec ce type d’achats. Les vendeurs n’ont pas de stock. Il faut être vigilants ».