Parmi toutes les conversations qui vont accompagner ce grand événement social et convivial que représente le basculement dans la nouvelle année, on roulera forcément – entre deux vœux sincères ou convenus – sur ces tristes sujets ayant trait à la situation économique si compliquée, à la consommation si retenue. D’autant plus avec «cette hausse qui fâche» … juste au 1er janvier, celle de la TVA.
Qui va finir par payer ? Les clients finaux qui vont regarder d’encore plus près les prix ? Ou les commerçants, et autres circuits de distribution, qui vont « absorber » ce nouveau taux, afin d’éviter de faire bouger leur prix dans une période qui s’y prête peu.
• Pour le tabac, aux prix réglementés, le passage du taux principal de 19,6 à 20% est inclus dans la hausse qui sera effective à partir du lundi 13 janvier (voir Lemondedutabac du 27 décembre). Pour un paquet de cigarettes actuellement à 6,80 euros, l’évolution de la TVA représente 7,7 centimes d’euros.
Le nouveau taux de TVA est donc répercuté, mais il n’explique pas toute la hausse (voir Lemondedutabac du 18 novembre).
• Pour les autres métiers des buralistes, les bar-tabac sont particulièrement concernés par la TVA sur l’activité CHR (dite la TVA « restauration ») qui va quasiment doubler en deux ans : les professionnels avaient su se faire entendre pour obtenir un taux à 5,5% en 2009, ce qui s’était ressenti dans le secteur ; puis, il y a un an, le taux est repassé à 7% ; cette fois-ci, les organisations représentatives du secteur ont peu pesé dans le débat. Nous remontons à 10%. A suivre.
• Les tabac-presse ne devraient pas voir le prix des journaux bouger à cause de la TVA. Le taux préférentiel accordé aux publications bénéficiant de la commission paritaire, de 2,1%, ne bouge pas.




