
Entre 2025 et 2028, FDJ United vise une croissance organique annuelle moyenne du chiffre d’affaires global de l’ordre de 5 %. C’est ce qui ressort du plan stratégique à l’horizon 2028 du groupe, désormais présent dans 13 pays dans le monde.
Le Figaro, sous la plume de Jorge Carasso, en a fait une synthèse dont nous reprenons l’essentiel.
Loto, poker, turf et, hors de France, casino en ligne… En se diversifiant et en rachetant peu à peu des concurrents en France et à l’étranger, FDJ United (ex-Française des jeux, FDJ) est entré dans une autre galaxie.
Le groupe « est devenu un champion européen du jeu », indique sa directrice générale, Stéphane Pallez, qui a présenté, ce 24 juin, le plan stratégique 2025-2028 à l’occasion de sa journée « investisseurs » : « Play Forward 2028 ouvre un nouveau chapitre de notre transformation, avec l’ambition d’affirmer notre position de leader en Europe en tant qu’opérateur responsable de jeux d’argent et de hasard ».
Sur la période, FDJ United vise une croissance organique annuelle moyenne du chiffre d’affaires de l’ordre de 5 %, et un taux de marge d’Ebitda (résultat brut d’exploitation) courant supérieur à 26 % en 2028.
Il prévoit à cet horizon des investissements cumulés entre 650 et 700 millions d’euros.
C’est après avoir mis la main, l’an passé, sur le Suédois Kindred (Unibet, Maria Casino, Vlad Cazino…) pour 2,6 milliards d’euros, la plus grosse acquisition de son histoire, que le groupe a changé de dimension.
En 2023, la FDJ avait déjà acquis le site de paris hippiques ZEturf et la loterie irlandaise PLI.
Résultat : FDJ United est désormais présent dans treize pays européens (Espagne, Italie, Royaume-Uni, Suède, Danemark…).
Il réalise environ un quart de son chiffre d’affaires (26 %) à l’international, contre 3 % en 2019.
Entre 2019 et 2025, la part du digital dans le chiffre d’affaires du groupe est passée de 5 % à 35 %.
Preuve de cette nouvelle stature, depuis sa privatisation en 2019, le chiffre d’affaires de FDJ United « a été multiplié par 1,8, à 3,82 milliards d’euros, avec une croissance organique annuelle moyenne supérieure à 5 % », indique le groupe dans un communiqué.
En 2025, il vise un chiffre d’affaires stable autour de 3,8 milliards d’euros et un taux de marge d’Ebitda courant supérieur à 24 %. Des niveaux proches de ceux de l’an passé, si l’acquisition de Kindred était intervenue au 1er janvier 2024, et non en octobre.
FDJ United doit en effet digérer cette acquisition, mais aussi supporter l’impact de changements réglementaires majeurs en 2025 :
Une « forte augmentation de la fiscalité sur les jeux d’argent et de hasard en France et aux Pays-Bas », ainsi qu’un « durcissement dans la mise en œuvre de la régulation sur d’importants marchés », selon le groupe.
Il devrait retrouver le chemin de la croissance en 2026 pour reprendre un rythme de croisière « avec une croissance moyenne de l’ordre de 5 % par an entre 2025 et 2028 », estime Stéphane Pallez.
Principal moteur de croissance ? Le recrutement sur la période de plus d’un million de joueurs supplémentaires, par rapport aux 27 millions comptabilisés en 2024.
Un développement porté par l’extension du réseau de points de vente aux grandes surfaces alimentaires, qui devraient représenter 20 % du réseau physique en 2028, compensant certaines fermetures de bars-tabacs, ainsi que par le développement des paris et jeux en ligne.
FDJ United est ultradominant en France grâce à sa mainmise sur la loterie (en points de vente et en ligne) pour laquelle le groupe conserve un monopole.
Il a aussi la haute main sur les paris sportifs en ligne avec Unibet. En outre, le groupe a désormais un pied dans le pari hippique avec ZEturf, faisant ainsi de l’ombre au PMU.
Le rachat de Kindred a également permis au groupe de se lancer dans le casino en ligne à l’étranger, une activité interdite en France. L’an dernier, le Gouvernement avait envisagé de l’autoriser, dans le cadre du projet de loi de finances de 2025. L’amendement avait ensuite été retiré à la suite de pressions des casinos dits « terrestres ».




