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20 Mai 2013 | Profession, Vapotage
 

Ce mercredi 22 mai, les responsables de la CEDT (Confédération européenne des détaillants de tabac) se réunissent à Rome sur le thème de la cigarette électronique et de sa nécessaire réglementation.

On sait que les buralistes français demandent, aux autorités, l’exclusivité de la vente de la cigarette électronique. A leurs yeux,  cette dernière est assimilable « à un produit du tabac » au sens où l’entendent le Code général des Impôts et le Code de la Santé Publique (voir Lemondedutabac du 16 avril). Mais, au fait, comment cela se passe t’il dans les autres réseaux « à monopole », comparables aux débitants de tabac français ?

• Italie
L’administration du monopole (dépendant du ministère du Budget) a fait savoir – sous forme de recommandation … orale, sans texte – que les « tabaccai » ne devaient pas vendre de cigarettes électroniques sous prétexte qu’il s’agit d’ un substitut aux produits à fumer traditionnels.
En fait, plus de 4 000 « boutiques » se sont ouvertes comme en France. Et en réaction, près de 16 000 tabaccai ont commencé à vendre de la cigarette électronique … Tout cela, en l’absence de toute réglementation.
Depuis, la FIT (Federazione Tabaccai Italiana) demande, avec insistance, la fiscalisation de la cigarette électronique avec nicotine (voir Lemondedutabac du 14 mai).

• Espagne 
Le seul texte sur le sujet remonte à 2011. Il émane du ministère de la Santé et exclut la cigarette électronique, à la fois, des domaines « pharmaceutiques » et  « tabagiques ». Le « Comisionado para el mercado de tabacos » qui exerce la tutelle sur les « estanqueros » (déjà beaucoup moins diversifiés que leurs collègues français et italiens) leur a interdit toute vente de cigarette électronique (sous peine d’une amende de 12 000 euros).
En conséquence, la cigarette électronique est en vente totalement libre (même si le marché est relativement peu développé).