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23 Déc 2013 | Vapotage
 

logo MarianneD’après Marianne et RTL.be, deux des six experts qui ont signé un avis réticent sur la cigarette électronique destiné au Conseil supérieur de la santé belge (voir Lemondedutabac des 5 et 6 décembre), auraient eu des liens récents avec l’industrie pharmaceutique. 

Le premier aurait déclaré avoir été « orateur ponctuel » rémunéré pour Janssen (en 2011) et Eli Lilly (en 2010 et 2011). Or Janssen commercialise les célèbres Nicorette, une gamme de produits de substitution à la nicotine, et Eli Lilly vend des médicaments pour traiter le cancer du poumon qui sont « 50 fois plus générateurs de chiffre d’affaires que les aides médicamenteuses contre le tabagisme », selon un consultant français en tabacologie.

Le deuxième expert pointé du doigt par l’hebdomadaire est, depuis 2006, consultant rémunéré par Pfizer sur la varénicline, le principe actif du Champix, considéré comme le plus cher des produits de substitution dans le traitement du tabagisme. En 2008-2009, il a supervisé une étude observationnelle sur ce produit, financée par Pfizer et, entre 2010 et 2012, il a coordonné une étude clinique sur ce même médicament, elle aussi sponsorisée par Pfizer.

« Le dossier, selon notre évaluation des experts du groupe de travail, ne présentait pas de risque de conflit d’intérêts », annonce Sandrine Everaert, Quality Manager au CSS. Après avoir pris connaissance de l’article de Marianne, l’association belge de « vapoteurs » a réclamé, dans un communiqué, « une réelle évaluation du phénomène de la cigarette électronique et ce, par une entité indépendante de tout conflit d’intérêt ».