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11 Août 2012 | Pression normative
 

Alors que le « packaging » des cigarettes, mais aussi d’un certain nombre de produits alimentaires, fait l’objet de toutes les spéculations, il n’est pas  inintéressant de se pencher sur les travaux de deux chercheuses grenobloises : une professeur de marketing et une psychologue intervenant à Grenoble École de Management (GEM). Travaux centrés sur les messages sanitaires anti- obésité et commentés dans une récente édition du Dauphiné Libéré (le 30 juillet).

En gros, les tests réalisés par ces chercheuses (analyse du comportement de consommateurs après visualisation de publicités alimentaires, avec ou sans avertissements sanitaires) tendraient à démontrer que les messages sont généralement peu ou mal perçus. Leurs résultats indiquent que les sujets ayant visualisé des pubs avec des messages anti-obésité marquent une nette propension à se jeter, ensuite, sur des produits … comme des glaces ou des hamburgers, plutôt que des fruits. En tout cas, dans une proportion nettement supérieure à celle des consommateurs ayant vu des pubs sans avertissements.

Ce type de travaux mérite d’être recoupé et approfondi. Mais ce n’est pas la première fois que l’impact réel des avertissements sanitaires est mis en question.