Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
28 Juin 2012 | International
 

L’Afrique du Sud s’apprête à durcir sa législation anti-tabac dans un texte soumis, jusqu’au vendredi 28 juin, à une consultation publique.

Terrasses de café, stades, zoos, parcs, aires de pique-nique : tous les espaces publics les plus fréquentés devraient devenir des zones sans fumée. Sur les plages, il faudra être assis à plus de 50 mètres de son prochain pour allumer une cigarette. Et tous les édifices devraient devenir 100% non fumeurs.

C’est la deuxième fois en 5 ans que les autorités de l’Afrique du Sud, particulièrement bien notées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en matière de lutte anti-tabac, veulent rendre leur législation plus restrictive. Le texte pourrait être promulgué en juillet-août, mais le ministère de la Santé indique que le gouvernement prendra le soin d’analyser la consultation publique avant sa décision.

Les opposants (tabaculteurs, industriels, fumeurs et défenseurs des libertés publiques) pointent du doigt les difficultés d’application de la législation, mais aussi ses conséquences, en matière de contrebande.

Le responsable d’une association (Free Market Fondation), non-fumeur, dénonce «  le fanatisme des extrémistes  qui ne s’arrêteront pas tant qu’ils n’auront pas obtenu la prohibition totale du tabac ».

Car beaucoup s’interrogent, dans le grand public, sur la pertinence de ce combat anti-tabagique alors que l’alcool continue, là-bas, de faire de lourds dégâts, l’Afrique du Sud ayant le record du nombre de cas de syndrome d’alcoolisme fœtal. La publicité sur l’alcool n’y est pas réglementée.