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2 Fév 2016 | Pression normative
 

Lycée cigaretteEn plein état d’urgence, plusieurs lycées parisiens font l’objet d’alertes à la bombe qui se multiplient : trois ce lundi 1er février, sept la semaine dernière. De quoi relancer le débat sur « la sécurité plutôt que la santé » à propos des proviseurs autorisant leurs élèves à fumer dans la cour des établissements plutôt que de les laisser dans la rue (voir Lmdt des 23 novembre 2015 et 10 janvier 2016).

Sur RTL ce matin, la proviseure d’un lycée du 11ème arrondissement défend et assume. Parmi les groupes d’élèves, elle a même fait placer des cendriers improvisés : à chaque angle de la cour, des boîtes de conserve ; au milieu, une grosse boîte de peinture. L’un des quatre espaces extérieurs a même été entièrement privatisé pour les fumeurs.

« Je sais que c’est illégal. Mais tant que l’état d’urgence est maintenu, la première chose c’est la sécurité de ces jeunes qui sont très exposés dans Paris. Il faut cesser d’être hypocrite. On ne peut pas préserver leur sécurité le plus possible et les mettre en masse dans la rue. Entre les deux choses, je préfère des amendes », assure-t-elle. Pour l’instant, ni les élèves, ni les professeurs, ni les parents, n’y trouvent à redire.

Mais pas le pneumologue Bertrand Dautzenberg qui, joint également par RTL, proteste : « Ça m’agace totalement. Peut-être qu’ils ne savent pas que le tabac est mauvais pour la santé ? Trois élèves de chaque classe vont mourir 22 ans plus tard du fait du tabac. Le nombre de jeunes qui vont mourir du tabac est infiniment supérieur à ceux qui vont mourir des attentats. C’est le témoin d’une bêtise totale, absolue, que de vouloir mettre la vie des gens en danger sous prétexte de vouloir la protéger ».

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