L’argument est éculé. Chaque fois que l’on ose exprimer la moindre opinion différente du discours formaté des partisans du paquet neutre (de la ministre aux associations), on se retrouve immédiatement associé au « lobby du tabac », cette nouvelle incarnation du mal absolu : « si vous dites cela, ce n’est pas par conviction, mais parce que vous êtes sous l’influence malfaisante et corruptrice du lobby du tabac » (air archi-connu).
Il va être difficile de resservir ce type d’anathème aux 228 sénateurs qui ont voté contre le paquet neutre hier (voir Lmdt du 16 septembre), suite à un débat contradictoire, de plus de trois heures, sur le tabagisme.
Ces élus de la République sont respectés. Ils représentent la France des territoires et ont pour la très grande majorité une solide expérience d’élus locaux.
Le relatif confort de leur mandat (durée de six ans ; élection au scrutin indirect) les rend peu perméables aux influences du moment et aux intimidations de toujours.
Ils en ont vu d’autres.




