Quelques jours après la décision de la commission des Affaires sociales du Sénat de remplacer le paquet neutre par le « paquet Directive tabac européenne » (voir Lmdt des 22 et 23 juillet), il n’est pas inintéressant de prendre connaissance des déclarations de Bruneau Retailleau (président du groupe Les Républicains au Sénat) aux questions du Figaro de ce 27 juillet.
Rappelons que, lors de la manifestation, le sénateur de Vendée est venu spécialement saluer les buralistes comme un certain nombre de ses collègues (voir Lmdt du 23 juillet). Extraits :
• Quels sont les rapports entre le gouvernement et le Sénat ?
Bruno Retailleau : « C’est un rapport de forces. Le gouvernement sait qu’il ne peut pas négliger la Haute Assemblée, qui avait disparu des écrans radar entre 2011 et 2014, en raison de la cacophonie de la majorité de gauche de l’époque. Le Sénat, qui a été placé pendant trois ans en coma institutionnel, a retrouvé sa voix dans le débat public grâce à Gérard Larcher, qui incarne à nouveau l’institution (…)
• Mais que pèse le Sénat face à l’Assemblée nationale, qui a le dernier mot sur tous les textes ?
Bruno Retailleau : « Le Sénat n’est pas le clone de l’Assemblée nationale. C’est une assemblée plus pragmatique. Nous avons le souci du travail législatif bien fait et nous ne sommes pas dans une opposition pavlovienne. 68 % des amendements du Sénat sont repris dans la loi votée définitivement ».




