On pensait que le débat sur la mise en équivalence du tabac et des stupéfiants, via la dépénalisation, avait pris fin (voir Lemondedutabac des 5, 6, 9, 13, 24 juin et 2 juillet). En fait, cela risque de devenir un débat d’opinion pour tout l’été, avec cette initiative d’une sénatrice qui soutient une « charte pour une autre politique des addictions », présentée au Sénat ce jeudi 12 juillet.
Laurence Cohen, sénatrice communiste, des médecins et des associations appellent, à travers cette charte, à changer radicalement l’approche des addictions, plaidant pour que la répression des drogues soit remplacée par une dépénalisation des usages et une prévention qui engloberait aussi l’alcool, le tabac et internet.
La stratégie consistant à « criminaliser » la consommation de drogues « n’a réussi à enrayer ni leur disponibilité, ni leur consommation », affirment ses signataires, qui veulent que l’accent soit mis « sur la prévention des addictions », notamment en milieu scolaire et la « réduction des risques » pour la santé des consommateurs. Les services de police, quant à eux, doivent « se consacrer à leur mission : la lutte contre les grandes organisations criminelles et la sécurité de tous les citoyens ».
Enfin, la charte demande à ce que les autorités s’attaquent, et sans faire de distinction avec les « drogues illicites », au tabac et à l’alcool, qui font 100.000 morts par an et « causent le plus de dommages à la société », mais aussi aux jeux de hasard, d’argent et aux jeux vidéo sur internet.




