
Le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke a appelé, ce 25 mars, la Commission européenne à prendre au sérieux ce qu’il appelle une « épidémie de vapotage ». Il a visité les locaux de l’institut de santé publique Sciensano en présence du commissaire européen en charge de la Protection des consommateurs Michael McGrath.
Nous reprenons une information de l’agence de presse Belga.
L’industrie des cigarettes électroniques vise à rendre une nouvelle génération, souvent composée de jeunes, dépendante à la nicotine, a mis en garde M. Vandenbroucke. « Nous constatons que les cigarettes électroniques contiennent plus de 2 000 ingrédients officiellement enregistrés, mais aussi des métaux qui se libèrent et de nouvelles combinaisons de substances résultant de la chauffe, qui constituent tous des risques pour la santé », a-t-il déclaré.
Il plaide en faveur d’une réglementation européenne plus stricte qui définisse les substances autorisées dans les e-cigarettes et d’une interdiction des cigarettes électroniques jetables au niveau de l’UE. Cette interdiction est déjà en vigueur en Belgique (voir le 18 février 2025).
« J’appelle la Commission européenne à prendre cette question très au sérieux et à renforcer la réglementation, afin que les cigarettes électroniques ne soient plus utilisées que comme aide au sevrage tabagique. »
Au niveau belge aussi, on peut aller plus loin. Les Pays-Bas n’autorisent que les arômes de tabac dans les cigarettes électroniques. Frank Vandenbroucke souhaite en faire de même et tente d’en convaincre ses partenaires au sein du gouvernement fédéral (voir le 25 novembre 2025).
Le commissaire McGrath a pour sa part insisté sur la nécessité de mieux coordonner la surveillance des produits au niveau européen et annoncé une révision des règles en la matière cette année.
(Voir aussi le 19 mars 2026)




