
L’année 2026 s’est ouverte sur une augmentation du prix des cigarettes en Italie, une hausse moyenne de 30 centimes par paquet pour plusieurs marques, qui pourrait… commencer à décourager les acheteurs français. En effet, depuis des années, ces derniers s’approvisionnent dans les bureaux de tabac italiens, en particulier dans les zones frontalières comme Aoste et Vintimille.
C’est ainsi que débute une analyse parue sur le site NosAlpes (de l’Agence de Coopération et de Développement du Val d’Aoste).
Les hausses du prix des cigarettes en Italie s’inscrivent dans le cadre du mécanisme d’ajustement des accises prévu par la Loi de finances 2026, qui prévoit une augmentation progressive de la fiscalité sur le tabac jusqu’en 2028.
L’objectif déclaré est de renforcer les recettes sans recourir à de nouveaux impôts directs, en s’appuyant sur un secteur qui garantit à l’État des recettes annuelles comprises entre 15 milliards d’euros et 16 milliards d’euros.
Selon les estimations officielles, pour la seule année 2026 l’augmentation des recettes devrait avoisiner les 900 millions d’euros, une dynamique qui fait du tabac l’un des postes les plus stables du budget public. Les prévisions contenues dans la manœuvre indiquent de nouvelles variations dans les années à venir, avec des hausses moyennes estimées à 25 centimes en 2027 et jusqu’à 40 centimes à partir de 2028.
La mise à jour des listes de prix, qui concerne également la marque Camel, dont le prix moyen passe à 6,30 euros, fait suite à une première intervention qui avait principalement touché les cigarettes du groupe Philip Morris (entre 5,60 euros et 6,80 euros). Elle consolide d’ailleurs une tendance déjà évidente dans le passé, à savoir le déplacement vers le haut de la fourchette moyenne-haute du marché italien.
Les Marlboro restent parmi les plus chères (6,80 euros), tandis que dans la section premium, Dunhill International (7,00 euros le paquet) se distingue en atteignant un niveau désormais proche de celui de certains marchés d’Europe du Nord. Il en résulte un prix des cigarettes où le seuil de 6,00 euros n’est plus une exception mais une nouvelle norme.
Certes, l’écart par rapport aux prix français reste important mais il est de moins en moins marqué par rapport au passé, avec des économies qui subsistent mais qui s’amenuisent, surtout si l’on tient compte des frais de déplacement.
Pour les fumeurs français, l’Italie reste donc une alternative plus économique que le marché national, cependant l’évolution des prix suggère que la marge de rentabilité est appelée peut-être à se réduire dans le temps.




