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23 Mai 2015 | Profession
 

Procès Braqueur VaucluseLa Cour d’Assises du Vaucluse et les jurés ont condamné, hier soir après deux heures de délibéré, à dix sept ans de réclusion criminelle l’homme de 24 ans mis en cause dans le violent braquage d’un tabac-presse d’Avignon, le 23 novembre 2011 (voir Lmdt du 21 mai). Plus que le Parquet, qui avait requis 15 ans.

Jusqu’au délibéré, Younes Aboulghazi a continué à clamer son innocence : « c’est pas moi, sous la cagoule de ce braquage ». C’est par hasard que les policiers étaient  arrivés jusqu’à ce suspect, domicilié à la Barbière, un quartier d’ Avignon dont auraient pu être issus les braqueurs selon la rumeur de l’époque.

En effet, à cette période, les braquages flambaient dans le Grand Avignon et les policiers avaient intercepté, le 25 novembre, un véhicule similaire à celui vu sur une tentative de vol à main armée, commise la veille dans une station-service d’Avignon.

Dans la voiture, sur le siège passager, étaient découverts des gants dont un noir « main gauche » siglé Nike et un « main droite » marron en laine. Ces gants dépareillés s’avérant similaires à ceux portés par le braqueur le plus virulent lors de l’attaque du tabac-presse. Et surtout … portant des traces de son ADN.

Le suspect, tout en niant, ne cessera ensuite de s’embourber dans des explications confuses, comme l’a fait remarquer l’avocat des victimes qui a insisté sur les conséquences pour le buraliste, victime de violence gratuite, et pour sa fille « fortement choquée par la peur de voir son père être exécuté ». L’avocat de la défense n’a pas convaincu la Cour en avançant  que son client était devenu « le client parfait », en pleine période de tension.

Younes Aboulghazi a été condamné, sur le plan civil, à payer une somme de 27 000 euros aux parties civiles. Mais, son avocat a fait part de son intention de faire appel.