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26 Mar 2021 | Profession
 

Épisode numéro 29 de la revue de presse des témoignages sur la Transformation et le développement commercial des buralistes (voir 18 et 16 mars). Zoom sur l’Allier avec La Montagne.

•• Élargir son offre, un buraliste à Moulins y a souvent pensé. C’est un pari qu’il a rapidement relevé, dès 2015, quatre ans après avoir racheté son établissement : « j’avais toujours eu pour idée de faire évoluer mon commerce comme n’importe quel chef d’entreprise. On essaie en permanence d’attirer de nouveaux clients. On est un service de proximité, il faut que les gens puissent trouver tout ce dont ils ont besoin, surtout pour les personnes qui ne peuvent pas se déplacer très loin. »

En 2015, Éric Talbaud lance la reproduction de clés, En 2016, il met en place une cabine de photos pour les documents officiels et fait évoluer la dématérialisation des timbres fiscaux. Ont suivi la vente de cigarettes électroniques qui commençait à se développer et l’installation de la borne du buraliste.

Tous ces changements ont avant tout permis au patron du tabac-presse de satisfaire la demande de sa clientèle, déjà fidèle : « je n’ai pas perdu de clients et ça, c’est le plus important. Tous les buralistes vous le diront. » Alors qu’en 2010, il ne comptait que cinq activités, il en propose désormais une dizaine.

•• Le bar est fermé, mais les clients réguliers et les curieux viennent découvrir ce que la buraliste a mis en place pour apporter, depuis quatre mois, un vrai service de proximité dans le village de Biozat (à 17 kilomètres de Vichy). À commencer par un Point Paiement de Proximité. Elle a aussi choisi de diversifier l’offre existante : « j’ai répondu aux demandes des clients qui voulaient du tabac en pot. Je fais ce que je peux pour répondre favorablement ». Elle a également dopé son dépôt de pain au pâté aux pommes de terre et projette notamment devenir Relais La Poste. « Si je n’avais pas amené des nouveautés, ça n’aurait pas été viable », avoue-t-elle.

•• Quand un couple a rouvert un bar-tabac à Montluçon, diversifier l’activité du bar-tabac était au cœur de leur projet.

Même si la crise sanitaire ne leur a pas encore permis de développer l’activité de restauration, il propose déjà la vente des cigarettes électroniques, chichas, des accessoires de téléphonie mobile et souhaite aussi vendre des produits locaux. « Dans sa démarche pour changer l’image du tabac, la Confédération des buralistes promeut l’image d’un commerce reconnu d’utilité locale. Travailler avec des producteurs locaux nous paraît être une bonne façon d’être utile », approuve la buraliste.

Après un audit, leur dossier de Transformation a été jugé éligible. Ils attendent actuellement sa validation pour bénéficier d’une participation aux travaux qu’ils ont effectués.

Elle estime que la rigueur du dispositif est justifiée : « cela oblige à bien réfléchir à son projet. Il ne faut pas faire n’importe quoi sinon votre projet ne tiendra pas. Nous sommes bien accompagnés par la confédération des buralistes qui nous a expliqué les démarches. Nous apprenons aussi beaucoup en échangeant avec d’autres professionnels. »