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16 Mar 2021 | Profession
 

Épisode numéro 27 de la revue de presse des témoignages sur la Transformation et le développement commercial des buralistes (voir 8 mars, 5 février, 25 janvier).

•• Le patron d’un bar-tabac-presse de Saint-Georges-des-Coteaux (près de Saintes) a décidé d’ouvrir une cave à vins pour developper son offre commerciale.

« Le premier confinement m’a permis de réfléchir, j’avais du temps » déclare-t-il à Sud-Ouest. Et le domaine ne lui est pas étranger : « j’ai grandi dans les vignes, mes grands-parents avaient une exploitation dans le sud du département et travaillaient avec le cognac Hennessy. » Il compte aujourd’hui une soixantaine de références.

Afin de constituer son stock, il a effectué plusieurs voyages pour partir à la découverte des propriétés. Cette semaine, il est allé faire un tour en Gironde, à Saint-Genès-de-Fronsac et à Teuillac. À l’automne 2020, il s’est rendu dans le Sud-Est, à la découverte des Côtes-Du-Rhône, sa région des vins fétiche. Une autre halte dans le Lot-et-Garonne, du côté d’Astaffort, où le couple a été accueilli par le frère de Francis Cabrel qui produit un bon petit vin bio.

« J’ai peur d’avoir beaucoup moins de temps pour m’occuper de la cave à vins quand on va pouvoir rouvrir le café » … en attendant, l’idée semble plutôt séduire dans le village. Un client confirme : « il chine des petits vins, qu’on ne trouve pas partout. »

•• Un bar-tabac de Pont-l’Abbé (20 kilomètres de Quimper) a installé depuis début janvier, juste à côté de son établissement, un distributeur de baguettes de pain. Un service avant tout de « dépannage ».

Le principe ? « 1 euro, 1 minute, 1 baguette ». À toute heure du jour et de la nuit, il est donc possible d’y acheter du pain chaud en sélectionnant l’option « bien cuit » ou « peu cuit ». Dans la machine, les baguettes sont préservées congelées.

Le buraliste met en avant « la proximité avec le centre-ville » et la « zone de passage » grâce au rond-point devant son commerce. Les quelques places de parking dont il dispose à l’entrée favorisent les arrêts en coup de vent.

L’initiative a donc été lancée en pleine période de couvre-feu.Résultats : « on observe un coup d’arrêt des ventes entre 18 et 19 heures. Puis il y a un peu de monde après, jusqu’à 20 heures. C’est peut-être des gens qui rentrent du travail, suppose-t-il. Le week-end, il arrive aussi qu’il y ait du passage vers 3 ou 4 heures du matin ».

« On n’a pas la prétention de remplacer une boulangerie et ça nous apporte un complément » résume-t-il dans Le Télégramme.