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6 Jan 2022 | L'essentiel, Vapotage
 

La cigarette électronique ne doit pas être proposée comme outil de sevrage du tabac par les professionnels de santé, faute de recul sur ses bénéfices et ses risques, estime le Haut Conseil de la Santé publique (HCSP), d’après une dépêche AFP que nous reproduisons.

« Les professionnels de santé qui accompagnent un fumeur dans une démarche de sevrage tabagique se doivent d’utiliser des traitements médicamenteux ou non ayant prouvé leur efficacité » … comme les patchs ou les gommes à la nicotine, juge le Haut Conseil de la Santé publique dans un avis publié lundi.

•• Selon lui, « les connaissances fondées sur les preuves sont insuffisantes pour proposer (les cigarettes électroniques) comme aides au sevrage tabagique dans la prise en charge des fumeurs par les professionnels de santé ».

« Les bénéfices potentiels et les risques de l’utilisation à moyen ou à long-terme de cigarettes électroniques avec ou sans nicotine, ne sont pas établis à ce jour », poursuit le HCSP, qui souhaite des études sur le sujet.

Pour autant, le HCSP ne condamne pas totalement ces produits, qui peuvent « être utilisés en dehors (ou en complément) d’une prise en charge dans le cadre du système de soin », reprend encore l’AFP.

Même si on ne connaît pas précisément le rapport entre leurs bénéfices et leurs risques, il n’est pas exclu que « ces produits utilisés hors système de santé puissent représenter une aide pour certains consommateurs et contribuer ainsi à améliorer leur santé », souligne cependant le HCSP.

•• Cet avis remplace un précédent daté de 2016, dans lequel le HCSP estimait que la cigarette électronique pouvait « être considérée comme une aide pour arrêter ou réduire la consommation de tabac » (voir 24 février 2016). À suivre …