De très nombreux buralistes avaient déjà anticipé une interdiction de la vente des « puffs », ces cigarettes électroniques jetables (voir 13 février). Vincent Charbonnel, président de la fédération des buralistes du Puy-de-Dôme, réagit dans La Montagne. Interview.
• Que représente le marché de la puff dans les bureaux de tabac clermontois ?
•• Vincent Charbonnel : Jusqu’à il y a un an, les puffs représentaient près de la moitié des ventes. Quasiment tous les buralistes en proposaient. Mais face à l’interdiction qui se profilait, nous avons choisi de réduire nos commandes de ces produits et d’orienter nos clients adultes vers de la vape rechargeable (plus écologique et plus économique).
• Quel était le type de clientèle de la puff ?
•• Vincent Charbonnel : Elle était plutôt jeune. C’est pour cela que la vente devait être encadrée. On ne devrait pas pouvoir en acheter sur Internet ou dans certains supermarchés.
• Justement, certains mineurs expliquent qu’il est possible de se procurer une puff assez facilement …
•• Vincent Charbonnel : Certains collégiens disent cela pour « se vanter ». En fait, ce n’est pas vrai. Ensuite, si certains buralistes vendent des puffs à des mineurs, ils ne respectent pas la loi. Je tiens aussi à souligner que certains collégiens achètent dans des épiceries ou supermarchés sans aucun contrôle du caissier.
• L’interdiction des puffs définitivement adoptée, comment les buralistes vont-ils gérer ?
•• Vincent Charbonnel : Beaucoup de buralistes avaient déjà anticipé cette interdiction. Le problème, c’est que l’on risque de retrouver ces puffs uniquement sur internet, où là, la loi ne sera pas respectée.




