Dans son accueil du ministre de l’Intérieur, en ouverture de la seconde journée du séminaire de la Confédération (voir Lemondedutabac du 11 février), Pascal Montredon va franchement « mettre les pieds dans le plat » par rapport au marché parallèle du tabac.
Ceci, en partant du climat d’insécurité qui pèse sur le réseau des buralistes : « il n’ y a de mal qui ne soit combattu sans qu’on cherche à en mesurer les causes. Nous voyons deux raisons à cette insécurité :
« La première, c’est que le prix du tabac ne cesse d’augmenter. La seconde, c’est que ce produit est facilement recyclable sur un marché parallèle qui s’installe de plus en plus confortablement dans la France de la grande délinquance et de la petite débrouille … »
D’où la mise en place, demandée, d’un plan national de lutte contre le marché parallèle. Avec (notamment) :
– « l’organisation d’une coordination effective des efforts des Douanes avec ceux de la Police et de la Gendarmerie nationales (qui s’impliquent de plus en plus dans ce genre de dossiers) ;
– « la création d’un observatoire national du marché parallèle ;
– « l’association des partenaires du secteur dans un Comité pour la sécurité du réseau. Car il s’agit de mobiliser tous les acteurs ayant un même intérêt à ce que le réseau des buralistes travaille en toute sécurité ».




