Ce lundi 1er est une date importante. Pour les fumeurs qui font leur calcul. Pour les buralistes qui ont changé leurs étiquettes et remplissent leur déclaration de stock. Avec tous les professionnels du secteur, ils se posent des questions à propos de l’impact réel, sur le marché, d’une hausse sensiblement plus forte que celle des années précédentes. Mais pour le moment, le sujet étant largement évoqué dans les médias, qu’a pu en retenir l’opinion publique ?
• Une hausse significative : les chiffres sont têtus. Et les fumeurs les ont parfaitement en tête. Pour les cigarettes, c’est plus 40 centimes tout rond. Des Gauloises blondes, qui passent à 6,10 euros, au Marlboro portées à 6,60 euros. Quant au paquet de tabac à rouler de 30 grammes, il augmente, pour les références principales, de 60 centimes d’euros (les cigarillos et cigares ne sont pas concernés).
Pour les cigarettes, la hausse oscille entre 6,5% et 7%, selon les références. Pour le tabac à rouler, elle est au dessus de 10%. En tout cas, c’est plus que les 6 % des années précédentes. Et plus que ce qu’avait annoncé initialement le ministre du budget Jérôme Cahuzac : « il est prévu une hausse du tabac de 6% » (voir Lemondedutabac du 26 juin).
• De nouvelles hausses en perspective : maladresse calculée ? Dans ses déclarations d’hier (voir Lemondedutabac du 30 septembre), Jérôme Cahuzac évoque, dés maintenant, l’éventualité d’autres hausses. Pour des raisons de santé publique. Dans les cinq ans qui viennent … ce qui est très flou. Mais sans revenir, le moins du monde, sur la nécessité de lutter aussi contre le marché parallèle (contrairement à ses deux prédécesseurs qui le faisaient régulièrement).
Par ailleurs, une dépêche AFP du 29 septembre rappelle que « la présentation du budget PLFSS (le budget de la sécu, ce lundi) pourrait être l’occasion pour le ministre de détailler ses projets de révision de la structure de la fiscalité sur le tabac ». Cette révision se fera t’elle sans le moindre ajustement sur les prix ?
• La réalité du marché parallèle : … et plus particulièrement, des achats transfrontaliers. Le sujet n’a pas été éludé par les médias ces derniers jours. Et pour cause, il n’y a rien de plus facile que de faire un reportage à la frontière luxembourgeoise ou espagnole. Les témoignages des consommateurs y sont éloquents. Et sans gêne aucune.
• L’inquiétude montante des buralistes : elle est exprimée dans les médias. Notamment par les déclarations de leur président, Pascal Montredon. Des manifestations sont annoncées, déjà, à la frontière pyrénéenne : le 7 octobre au Perthus ; le 14 octobre à Saint-Béat et à Ibardin.




