Les hausses à venir du prix du tabac au 1er janvier (voir 12, 13 et 14 décembre) suscitent l’inquiétude des buralistes. Extraits.
•• Dans La Montagne, Frédéric Vergne, président des buralistes de la Corrèze et vice-président de la Confédération (à droite) souligne que « la profession avait tablé sur des augmentations de 40 à 50 centimes en moyenne, pas sur ces hausses qu’elle juge totalement exagérées ».
« Moduler le prix, oui. Revoir les conditions pour lutter contre le tabagisme, aucun problème et on y participe avec la vape. On a même été les premiers à dire stop à la puff » poursuit Frédéric Vergne, « mais là, c’est incompréhensible. Avec de telles distorsions de prix par rapport aux autres pays européens, on va avoir des soucis rapidement dans le réseau. »
La situation fait craindre le pire à la profession, qui compte 146 représentants en Corrèze. « D’un côté, on nous aide pour nous diversifier, faire relais-colis, les impôts, la poste pour certains, et on est bien content qu’on ait de telles amplitudes horaires … et de l’autre on nous plombe avec ces distorsions de prix » estime Frédéric Vergne. « L’effet prix pourrait être efficace si les pays européens suivaient, mais avec un coup comme celui-là, les contrebandiers peuvent ouvrir le champagne ! » conclut-il.
•• « Ils ne veulent pas l’appeler augmentation, mais pour nous buralistes c’en est une (…) Nos charges augmentent, avec l’inflation, on perd du chiffre même sur les augmentations » réagit Ghislaine Mazoyer (présidente de la fédération des buralistes du Gard) dans Le Réveil du Midi. Dans le Gard comme partout en France, la grosse crainte est celle que cette augmentation « favorise le marché parallèle, l’Espagne … ».
•• Dans La Montagne, Paul Latournerie, président de la fédération des buralistes du Cantal estime que « cela ne fait qu’augmenter le marché parallèle. Malgré le travail des Douanes. »
« Les clients ne s’en cachent même plus » constate-t-il, « ils viennent boire le café en posant leur paquet coloré sur le comptoir, on sait qu’il ne vient pas de France ! Mais bon, ils continuent de venir boire un coup, on ne va pas les mettre dehors ! ».




