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6 Jan 2021 | Profession
 

Le dispositif mis en place cet été, qui permet de payer chez son buraliste ses impôts locaux, sa crèche ou sa cantine, monte en puissance.

Au 28 juillet, date officielle du lancement de l’opération, quelque 5 100 buralistes dans 3 400 communes en France proposaient le Point Paiement de Proximité (voir 28 juillet). Six mois plus tard, le système s’est étendu, sans couac, rapporte Le Parisien Aujourd’hui en France dans un article, bien équilibré, signé Matthieu Pelloli.

•• « Le réseau a pu justifier son maillage territorial — 24 000 buralistes — avec 8 500 points de règlement des factures du quotidien, activés pour 4 600 communes couvertes au 30 novembre. Nous montons en puissance » se félicite Philippe Coy.

•• Au guichet du tabac, le système est simple. À l’aide de l’appareil de la Française des Jeux, le buraliste — qui a suivi, en ligne, une formation validante — n’a qu’à scanner le code QR de la facture ou de l’avis d’imposition.

Le client, de son côté, effectue son règlement à la caisse comme pour n’importe quel achat jusqu’à 300 euros en espèces et sans limitation de montant en carte bancaire pour les factures de la vie quotidienne. La machine lui délivre un reçu.

Au total, « 280 000 transactions avaient été encaissées au 30 novembre, pour un montant de 28 millions d’euros », indique la Confédération. L’encaissement moyen est à 100 euros et, dans 48 % des cas, les utilisateurs du dispositif en profitent pour payer un impôt local (taxe d’habitation ou foncière).

•• Environ 280 000 transactions en 2020, ou sans doute plus de 300 000 avec les chiffres de décembre : cela laisse encore une belle marge de croissance. En effet, le ministère des Finances estime que, chaque année, 2 millions de règlements pourront être acquittés de cette façon.

Les buralistes, confrontés à de nombreuses difficultés ces dernières années, sont ravis de cette possibilité de capter un nouveau flux de clients. « Chaque encaissement est rémunéré de façon forfaitaire :  1,50 euro l’acte » précise Philippe Coy (voir 28 et 22 décembre, 28 juillet).

•• « Cette externalisation d’une mission de service public n’est pas acceptable, d’autant qu’elle fait suite à la destruction de notre réseau de proximité », dénonce Anne Guyot-Welke, secrétaire nationale du syndicat Solidaires-Finances publiques, première force syndicale de la Direction générale des Finances publiques (DGFiP).

« Avez-vous envie de payer votre taxe d’habitation avec, dans votre dos, votre voisin qui attend pour un jeu à gratter ? L’État mène des politiques de santé publique contre la cigarette, mais il envoie ses contribuables acquitter leurs impôts… au bureau de tabac ! Cherchez l’erreur » s’offusque de son côté un élu CGT.