Comparaison systématique n’est pas raison. Surtout pour des travaux de recherche en quête de promotion. Il n’empêche, une enquête californienne, parue ce 4 mars dans le journal américain Cell Metabolism, conclut que consommer trop de protéines animales (viande, œufs et produits laitiers) serait plus nocif que de fumer.
L’enquête a passé au crible le comportement alimentaire de 6 000 adultes, âgés de plus de 50 ans, pendant presque deux décennies. Ceux qui avaient une consommation accrue de produits riches en protéines présentaient quatre fois plus de chances de développer des cancers et autres diabètes. Un niveau de risque qui équivaut à celui auquel les fumeurs réguliers s’exposent, estiment les enquêteurs.
Ces derniers relativisent néanmoins leurs résultats, seules les personnes âgées de 50 à 65 ans étant, à priori, concernées. Tout serait une question d’équilibre, finalement.




