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11 Déc 2015 | Profession
 

2214019_811_12051524_800x400Privés d’actions d’envergure en raison de l’état d’urgence, les buralistes restent sur le pied de guerre contre le paquet neutre (voir Lmdt des 8, 5, 4 et 3 décembre). Exemples en Midi-Pyrénées et en Charente (photo).

• Midi-Pyrénées. Dans La Dépêche du Midi, Gérard Vidal, président de la Fédération Midi-Pyrénées des buralistes, ne décolère pas. « Révolté. On n’a jamais été écouté par la ministre de la Santé, qui a décidé de passer en force, dans une logique de politique-spectacle. … En plus, cette loi serait une exception française, aucun pays européen ne voulant l’adopter. Même le Premier ministre s’y est opposé dans l’entretien que j’avais eu avec lui lors de sa venue à Toulouse ! (…)
« On nous parle des jeunes, mais les jeunes ne viennent plus acheter de cigarettes dans nos magasins. Regardez ce qui se passe autour des lycées, ils s’approvisionnent auprès de revendeurs dont c’est devenu le métier. Quant aux endroits festifs, comme la Place Saint-Pierre par exemple, vous ne trouvez plus aucun tabac la nuit. Là encore, tout le monde s’approvisionne chez des revendeurs sans scrupule, à des prix forcément intéressants (…)
« Nous sommes les derniers commerces de proximité existant en ville et dans les campagnes. Nous sommes importants par le lien social que nous représentons. Comment voulez-vous que cela dure, si on nous impose ces horribles paquets ? (…)
« En riposte : la mobilisation, encore et toujours. Si la loi passe, on utilisera tous les recours juridiques possibles. On demande juste que tout le monde en Europe soit régi par les mêmes règles, et d’accentuer aussi la lutte contre la contrebande ».

• Charente. Alain Lagarde, président de la chambre syndicale des buralistes de Charente, fait partie des initiateurs du tract « Ils nous ont tous trahis », toujours bien en évidence sur sa caisse. Dans Sud-Ouest, il épingle les députés charentais, comme Marie-Line Reynaud (PS) notée « absente » le jour du vote, ainsi que son homologue Jérôme Lambert (radical de gauche). David Comet (PS) « a voté pour le paquet neutre, et ce malgré la promesse de soutien ».
Explications des députés pris à parti.
Marie-Line Reynaud (fumeuse) se retranche derrière des changements de planning, suite aux attentats : « la loi devait être examinée lundi 16 novembre mais ça a été repoussé. On ne peut pas être toujours dans l’Assemblée ».
Jérôme Lambert reconnaît ne pas avoir été présent pour cet amendement, le soir du vote : « c’est arrivé tard dans la nuit. Il y a des centaines d’amendements sur un texte comme ça. C’est difficile de savoir quand ça va arriver. Cependant, c’était une deuxième lecture de la loi pour laquelle je me suis déjà abstenu dans sa globalité deux fois (…) je voterai contre lors de la dernière lecture qui aura lieu le 17 décembre ».

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