L’AFP vient d’émettre un communiqué sur la mobilisation des buralistes, dans lequel apparaît une déclaration du ministère de la Santé. Nous reproduisons, ci-dessous, l’intégralité de la dépêche.
Les quelque 26.000 buralistes français sont appelés à se mobiliser mardi dans plus de 80 villes pour réaffirmer leur opposition au paquet de cigarettes neutre que la ministre de la Santé Marisol Touraine envisage de réintroduire dans le projet de loi de Santé.
Le Sénat entamera le 14 septembre l’examen en séance publique du projet de loi de Santé, dont l’un des objectifs est de lutter contre le développement du tabagisme, notamment chez les jeunes.
La Confédération des buralistes a indiqué dans un communiqué que des manifestations et des sit-ins seront organisés mardi devant les préfectures. Ils s’accompagneront de « simulations de la forte dégradation des points de vente avec des linéaires tabac « neutres », fermetures partielles ou totales de débits de tabac ».
Les sénateurs avaient supprimé le 22 juillet en commission le texte instaurant le paquet neutre. Ils ont adopté en lieu et place un amendement du sénateur PS Richard Yung qui revient à appliquer la directive européenne sur les produits du tabac. Cette dernière prévoit de faire passer l’an prochain à 65% la taille des avertissements sanitaires et des photos choc sur chaque face du paquet (contre 30% et 40% aujourd’hui) sans pour autant supprimer le logo de la marque.
« La ministre a annoncé que la mesure serait réintroduite par voie d’amendement dans le texte qui sera examiné en séance publique au Sénat », a réaffirmé lundi à l’AFP le ministère de la Santé, ajoutant que si cet amendement devait être rejeté, « le gouvernement demanderait aux députés de confirmer leur vote de première lecture en faveur de cette mesure ». « La mesure entrera donc en vigueur comme prévu », a encore ajouté le ministère.
La Fédération nationale des producteurs de tabac, qui représente environ 1 200 planteurs, redoute de son côté que le paquet neutre ne marque le début d’une « guerre des prix », dont les planteurs seraient les premières victimes.
Les buralistes se mobilisent aussi contre « l’augmentation brutale du paquet à 10 euros, dont parlent certains députés ».
« Un niveau de prix de l’ordre de 10 euros ne ferait que pousser plus de fumeurs à acheter leur tabac chez nos voisins, sur Internet ou dans la rue. On aurait dès lors une évidente baisse des ventes dans le réseau officiel qui ne traduirait nullement une baisse de la consommation réelle », souligne la Confédération des buralistes dans son dossier de presse.




