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15 Oct 2021 | Observatoire
 

Le distributeur lance OK Market à Paris et Lyon, un service d’acheteurs personnels qui permet au client de personnaliser au maximum sa commande en ligne, réalisée sur une application via un chat ou par téléphone.

La commande n’est pas préparée dans un entrepôt dédié à l’e-commerce comme Carrefour en exploite plusieurs, ou comme les robots Ocado le font pour Casino et Monoprix. Elle est effectuée dans un magasin par une vraie personne.

•• La technique du « picking » en magasin n’est pas nouvelle en soi.

Les réseaux d’indépendants comme Système U ou Intermarché, qui ne disposent pas d’entrepôts spécialisés dans l’e-commerce, l’utilisent pour les commandes de leurs drives, rappelle Les Échos. Mais Carrefour va plus loin.

• Le client entre en contact avec l’acheteur OK Market  qui prend en compte les spécificités de sa commande : un melon mûr pour le soir même, une baguette bien cuite, un camembert coulant, etc. Il a aussi accès à la boucherie et à la poissonnerie de l’hypermarché.

• Comme lorsqu’il attend son Uber, le client suit sur son smartphone le parcours de son « shopper » dans les rayons et peut lui demander à tout moment un complément, via un chat ou le téléphone.

• À l’inverse, l’acheteur appelle en cas de produit manquant et, quoi qu’il arrive, à la fin de la préparation de la commande, pour demander si le client n’a rien oublié.

•• OK Market fonctionne depuis le 20 septembre dans l’hypermarché de Paris Auteuil, dans les Carrefour Market de la rue de Sèvres et du boulevard Saint-Marcel, toujours dans la capitale, ainsi qu’à Lyon Part-Dieu. Il sera étendu progressivement.

Pour séduire la clientèle, les développements à venir du service marqueront une vraie différence. « Le service sera ensuite ouvert à d’autres commerces, en fonctionnant comme une marketplace, permettant d’accéder à toutes les enseignes ou commerces partenaires », explique, aux Échos, Élodie Perthuisot, directrice exécutive e-commerce du groupe. L’acheteur d’OK Market pourra ainsi passer par la pharmacie, le caviste ou le fleuriste.

•• Le service est en test, mais a toutes les chances de passer ce stade.

En effet, Carrefour l’exploite déjà dans trois pays : la Belgique, dans 9 magasins et 4 villes sous le nom de « Ship-To », en Argentine et en Roumanie sous le nom de « Bringo ». L’initiative est d’abord roumaine, et c’est la première fois que le groupe dirigé par Alexandre Bompard étend une nouveauté venue de cette filiale jusqu’alors plutôt discrète dans les présentations.

•• Pour l’heure en France, OK Market propose une livraison trois heures après la validation de la commande. Le dernier créneau pour être servi le jour même est à 17 heures. La livraison est payante, à 6,90 euros. La livraison express sera proposée dans quelques mois.

« Ce nouveau service allie le meilleur du digital et du commerce physique, afin d’offrir une expérience unique à nos clients pour leurs courses hebdomadaires », affirme Élodie Perthuisot, qui estime que « l’e-commerce alimentaire accélère son rythme ».