Elle aussi est tombée dedans depuis sa tendre enfance… À 21 ans, Alwenna Jegat a repris les rênes du Tabac/Presse Saint-Nicolas, à Sauzon (Belle-Île-en-Mer / Morbihan), dirigé depuis des années par sa grand-mère Anne-Marie Ledoux.
Actionnaire majoritaire, la jeune femme a lancé un audit complet de son commerce afin de le réagencer, d’optimiser ses ventes et d’élargir son activité. « À moi d’y mettre ma patte », sourit chaleureusement la commerçante.
Nous reprenons un article de Maude Duval dans La Bretagne économique.
Alwenna, c’est d’abord un large sourire qui illumine un visage enjoué
« Bonjour », fait-elle résonner à chaque visiteur qui passe la porte de sa boutique. Le sens de l’accueil et du commerce semble couler dans les veines de cette jeune femme, devenue cheffe d’entreprise à 21 ans seulement.
Son BTS Management commercial opérationnel en poche, la jeune diplômée n’a guère tergiversé avant de décider de rentrer chez elle, à Belle-Île-en-Mer, rejoindre sa mère et sa grand-mère dans la gestion des commerces de proximité que sa famille gère depuis quatre générations. « On ne m’a pas mis le couteau sous la gorge pour revenir ici », dit-elle tout de go.
Comme ses aïeules, Alwenna a grandi dans l’épicerie,
créée par son arrière-grand-mère, Madeleine Thomas, en 1968. À 12 ans, la jeune fille a, elle aussi, eu le droit de tenir la seconde caisse du magasin (comme sa maman en son temps) : un baptême qui a sans doute signé sa destinée. « J’ai toujours vu ma mère et ma grand-mère travailler. J’ai toujours su que je serais, comme elles, commerçante à Sauzon. »
À 21 ans, elle le devient en signant son premier contrat salarié au sein du Tabac/Presse Saint-Nicolas que tient sa grand-mère, Anne-Marie. À 23 ans, Alwenna lui rachète la majorité de ses parts et emploie sa grand-mère qui souhaite lever quelque peu le pied. « Je travaille tous les matins, sauf le lundi », sourit Anne-Marie, qui ne saurait cacher sa satisfaction de voir la relève assurée.
Depuis trois ans, Alwenna Jegat dirige donc pleinement le seul tabac/presse de cette commune insulaire fortement liée à l’attractivité touristique
Comme dans l’épicerie d’à côté, tenue par sa mère, Florence Ledoux, la boutique d’Alwenna déborde d’articles utiles, d’autres de plage, de services pratiques (timbres, banque en ligne, etc.), de souvenirs et autres idées cadeaux, d’arts et de bibelots locaux qui font craquer les touristes. « Depuis que j’ai repris, j’ai souhaité imprimer ma patte à travers la diversification de l’offre et le réagencement du magasin », explique la jeune femme d’une voix posée et assurée.
Pour ce projet, Alwenna a pensé solliciter le Fonds de transformation des buralistes, une aide financière portée par la Confédération des buralistes en faveur de la modernisation de ces points de vente (voir les 8 avril 2026 et 26 avril 2025). La profession s’est rapprochée du réseau CCI pour assurer l’accompagnement et le suivi de ce dispositif sur les territoires.
À Belle-Île-en-Mer, c’est donc la CCI du Morbihan qui a mené l’audit préalable aux travaux de réaménagement du Tabac/Presse Saint-Nicolas.
À Belle-Île-en-Mer, c’est donc la CCI du Morbihan qui a mené l’audit préalable aux travaux de réaménagement du Tabac/Presse Saint-Nicolas. Un dossier de 40 pages étaye le projet imaginé par Alwenna, qui entend revoir la circulation intérieure de son commerce en identifiant plus clairement les différents segments de vente. « Je veux apporter de la lisibilité et plus de fluidité », précise celle qui a fait appel à un agenceur pour déterminer l’ampleur des travaux. Dans le cadre de cet accompagnement, 30 % du montant hors taxes des travaux pourront être pris en charge par le Fonds de transformation des buralistes, « dans la limite de 33 000 euros », précise la commerçante.
Si son dossier est validé, Alwenna envisage de commencer la transformation de son tabac/presse à l’automne. Avant cela, il y a la saison à assurer ; et les premiers vacanciers sont déjà arrivés.




