
La Caisse nationale d’Assurance maladie vient de publier son rapport pour 2027. Parmi les pistes évoquées : interdire la vente de tabac à tous les Français nés après 2009 (voir les 2, 3 et 4 juillet).
C’est ainsi que débute une communication de la Confédération des buralistes.
L’intention est louable. Mais est-ce vraiment la bonne solution ?
La Confédération s’est exprimée dans les médias pour alerter sur les conséquences concrètes d’une telle mesure :
- Un boulevard pour le marché parallèle, comme le rappelle Serdar Kaya sur RMC BFM, les jeunes ne cesseront pas de fumer, ils changeront simplement de circuit d’approvisionnement.
- Une rupture d’égalité entre citoyens majeurs, selon leur seule date de naissance.
- Une France qui n’est pas une île : avec 8 frontières, une interdiction nationale isolée renforcerait mécaniquement les achats transfrontaliers.
L’histoire nous l’a montré à chaque fois : la prohibition ne supprime pas la consommation, elle la déplace vers l’illégalité : au détriment des commerces légaux, du contrôle sanitaire et de la sécurité de tous.
Ce dont la France a besoin, ce n’est pas d’une génération sans tabac sur le papier, mais d’une génération réellement protégée : mieux informée, mieux accompagnée et surtout à l’abri du marché parallèle.
Les buralistes sont en première ligne du réseau légal de distribution.
Les écarter du débat, c’est prendre le risque de perdre le contrôle.




