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15 Fév 2022 | Trafic
 

Ils avaient été interpellés en mars 2018 (voir 8 et 9 mars 2018). Six prévenus ont été jugés, enfin ce 10 février, à Lyon, pour importation et détention en bande organisée de tabac manufacturé et contrefait, blanchiment d’argent ou encore travail dissimulé.

L’affaire a été mise en délibéré au 7 mars, rapporte Le Progrès.

Selon Philip Morris France – qui s’est constituée partie civile et a demandé 75 000 euros de dommages et intérêts – la moitié des six mis en cause sont suspectés d’être des sous-grossistes.

•• Les produits étaient revendus dans la Métropole de Lyon notamment, parfois via Facebook. Un post sur le réseau social avait alerté Philip Morris qui avait déposé plainte en 2016.

Les enquêteurs avaient « remonté une structure d’approvisionnement avec un ressortissant ukrainien qui, depuis la Pologne, organisait les livraisons de produits contrefaits » en camion et qui n’a pas pu être arrêté, d’après PMF. Les cigarettes de contrebande seraient, elles, arrivées via « un autre canal d’approvisionnement, à l’aéroport de Lyon, dans des valises, en provenance de la Russie, de l’Arménie et de l’Ukraine ».

•• Le business illicite aurait « pris de l’ampleur au fil du temps ». Quelque 2,4 tonnes de cigarettes, soit 122 000 cartouches, et 75 000 euros en espèces ont été saisis, lors des perquisitions. Trois lieux de stockage ont été identifiés, à Miribel, Vénissieux et Villeurbanne.

Le ministère public a requis de 8 mois de prison (avec sursis) à trois ans et demi (avec mandat de dépôt) et de 2 000 à 15 000 euros d’amende. Quatre prévenus étaient présents à l’audience, dont un actuellement incarcéré dans le cadre d’une autre affaire.