Alors que le tabagisme connaît une baisse historique en France, c’est dans les régions frontalières comme Provence-Alpes-Côte d’Azur que l’on fume le plus. Il faut dire qu’il est plus facile d’acheter des cigarettes étrangères moins chères. Un phénomène vérifié à Marseille. C’est ainsi que débute un sujet de ICI Provence de Mathilde Vinceneux, le 17 octobre, que nous reprenons.
Alors que la France dénombre quatre millions de fumeurs en moins en dix ans selon les derniers chiffres de Santé publique France, la baisse historique n’est pas homogène.
Ce sont en effet les régions frontalières où l’on continue de fumer davantage : Grand Est, Occitanie et Provence-Alpes-Côte d’Azur, où il est plus facile de s’approvisionner en cigarettes étrangères moins chères (voir le 16 octobre).
C’est notamment le cas à Marseille, où les cigarettes arrivent par le port, mais aussi par les airs et par la route. Dans le quartier de Noailles, les cigarettes de contrebande sont vendues 50 centimes l’unité et huit euros le paquet, contre 12,50 euros en moyenne chez le buraliste.
« Et il y a l’usage des armes… », précise le major Stéphane Touquet. Le policier travaille au sein d’une « cellule cigarettes » créée au sein de la division nord. « La vente sur la voie publique, c’est une lutte de territoire pour pouvoir vendre leurs cigarettes aux clients. Donc oui, il y a des similitudes » avec le trafic de stupéfiants (voir le 24 mai).
Après les « ubershit », il y a les « uberclopes » : « Certains se proposent, via les réseaux sociaux, de faire des livraisons en carton de cigarettes. Un carton de cigarettes, c’est souvent cinquante cartouches. Donc ils font des livraisons à domicile ou à des lieux bien particuliers pour vendre à d’autres personnes », précise le policier, en rappelant que les fumeurs de cigarettes de contrebande risquent 135 euros d’amende, comme les consommateurs de drogue.




