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30 Nov 2021 | Profession
 

Ils sont 425 en Loire-Atlantique à présenter la fameuse « carotte » sur leur façade. Il est généralement écrit « tabac » dessus mais les buralistes ne comptent, depuis longtemps, plus uniquement sur la vente de cigarettes

Se diversifier pour rester essentiel. Voilà la mission des buralistes qui tenaient ce dimanche 28 novembre leur assemblée générale à La Chapelle-sur-Erdre. Ce qu’en a retenu Ouest-France …

•• « Nous avons eu la chance de rester ouvert pendant le confinement et nous nous sommes rendus compte que les gens avaient beaucoup plus de besoins que ce que l’on pouvait imaginer » a expliqué Philippe Glory, président départemental et régional. « Avec la fermeture des magasins, de nombreux clients sont venus nous voir pour des chargeurs de téléphone, des câbles en tout genre, et beaucoup d’autres choses ».

•• « On réfléchit à demain car on sait très bien que les gens vont fumer de moins en moins » poursuit-il. « Notre activité se diversifie donc … puisqu’on propose d’être relais colis/Poste, on est point d’encaissement des amendes, on est aussi banquier avec le service Nickel, on propose aussi d’effectuer des paiements de proximité comme la cantine par exemple. Et en France, 22 bureaux de tabac (aucun dans le département, ndlr) sont aujourd’hui en train d’accueillir des distributeurs automatiques de billets, pour combler les zones où il n’y a plus de banques ».

•• Outre la vente de tabac, dont le volume a baissé de 4,7 % entre 2019 et 2021, les buralistes se diversifient aussi avec les nouveaux modes de consommation : la cigarette électronique dont ils tiennent désormais 30 % du marché contre 10 % il y a quelques années.

Avec tous ces nouveaux services, le nombre de « carottes » en Loire-Atlantique reste stable. Et la profession, agile, vise toujours plus à demeurer un commerce essentiel.