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23 Août 2021 | Profession
 

Dans son édition Hautes-Pyrénées de ce 20 août, La Dépêche du Midi revient sur la visite en voisin de Philippe Coy à ses confrères, à la demande de Thierry Arnaudin, président départemental des buralistes (voir 13 août). 

Ce 6 août il avait bouclé ses rencontres à la Cig’Halle à Lourdes (photo) après plusieurs haltes : au Virage à Vic-en-Bigorre, puis à Maubourguet, avant trois établissements tarbais. D’où cet entretien que nous reproduisons intégralement.

•• Pourquoi cette visite ?

Philippe Coy : Il s’agit d’écouter le terrain autour de problématiques liées à la ruralité comme aux zones touristiques ou au contexte sanitaire. Je veux voir comment le réseau s’adapte et évolue. Les collègues sont plutôt dans une bonne dynamique et cherchent à s’adapter aux usages des consommateurs, en essayant de proposer la palette la plus large possible.

•• On a l’impression que chaque bureau de tabac est différent …

P. C. : Oui. A Vic, il s’agit d’un jeune couple qui a repris le bureau fin 2019, Ils s’épanouissent dans cette reconversion autour de ce lien social, en incluant des produits locaux en circuit court. Ils se réalisent dans leur projet. À Maubourguet, c’est une reprise familiale avec une grosse offre papeterie. L’établissement ne livre pas moins de 35 écoles, des collectivités.

À Tarbes, on a évoqué la mise en œuvre du pass sanitaire au Bon Air, avant de parler investissements au Gazetier et au Bergerac, deux tabacs qui vont engager des travaux d’ici la fin de l’année pour enrichir leur offre, au plus près des attentes des clients.  Enfin à Lourdes, la question de la baisse des pèlerins inquiète puisque les Britanniques faisaient souvent le plein ici, où le tabac est moins cher que chez eux.

•• On vous sent optimiste …

P. C.: Ces dernières années, sur Tarbes par exemple, il y a eu beaucoup de fermetures, liées au marché parallèle. Ça existe toujours, malgré les efforts des autorités, mais le confinement a fait revenir des clients, qui aujourd’hui ont toujours des craintes à repasser la frontière.  Le réseau a été résilient et fut un rempart à l’isolement. Du coup, les consommateurs ont posé un nouveau regard sur les buralistes, devenus des commerçants d’utilité locale, dans l’esprit des drugstores.

Avec par exemple les relais colis qui représentent beaucoup de travail pour les collègues pour peu de rémunération (entre 0,30 et 0,50 euro par colis). Mais de nouveaux clients sont venus. Ça permet de faire (re) découvrir nos métiers et nos offres. 

•• Le bilan est positif donc…

P. C. : Les buralistes se sont adaptés à la baisse du volume tabac. Le paiement de proximité de la petite fiscalité se développe. Les comptes bancaires en ligne aussi. Les buralistes croient en l’avenir du métier. Ce qui n’était plus trop le cas, notamment sur ce département frontalier. L’hémorragie est stoppée et il y a beaucoup de transactions. C’est bon signe.