Lors de la conférence sur les trafics de tabac organisée récemment à Paris par L’Express (voir 4 avril) – sur la base d’une récente étude très complète du cabinet EY Parthenon (voir 9 et 2 avril) – on a pu entendre le témoignage de Loline Bertin, maire-adjointe déléguée à la Tranquillité publique de Montreuil-sous-Bois (110 000 habitants, ville jouxtant l’est de Paris en Seine-Saint-Denis).
Elle y a fait le récit édifiant d’une élue engagée contre les trafics (nous reviendrons dessus).
Mais on retiendra aussi que la ville de Montreuil a édité un petit document – au format de poche – d’avertissement à ses administrés (voir ci-contre) avec un titre explicite « Cigarettes de contrebande : non, c’est pas un bon plan … »
Soit 8 pages de prévention contre le tabac, singulièrement le tabac de contrebande et de contrefaçon. Avec des informations sur le contenu des cigarettes de contrefaçon. Mais aussi sur les conditions inhumaines de travail dans les usines clandestines.
Ainsi que sur le contexte de vente aux fumeurs (adultes ou pas) de ces cigarettes : « ces ventes se réalisent aux abords des points de transports pour pouvoir partir au plus vite en cas de contrôle de police mais aussi parce que le flux de piétons permet d’avoir une potentielle clientèle. Pour être rentable, il faut vendre le plus possible, ce qui explique les approches agressives et pressantes des vendeurs. Les femmes sont les premières victimes de leur insistance. »




