Le président de la Confédération des buralistes est intervenu sur RMC, le 1er décembre au matin, pour commenter les chiffres de l’enquête Ernst & Young qui vient de paraître sur le marché parallèle du tabac (voir 1er décembre et ci-dessus).
Nous reprenons l’essentiel des propos de Philippe Coy.
« Malheureusement, ce n’est pas une surprise puisque cela fait des années que nous dénonçons cette situation maintes fois signalée dans des études. Effectivement, le marché parallèle s’est installé dans nos territoires. Cela fait à peu près vingt ans que nous avons une pression fiscale supérieure aux autres pays européens …
•• « La pression fiscale – ce que l’on appelle la fiscalité comportementale dans « les milieux autorisés » – a généré un nouveau comportement : celui d’aller acheter ailleurs que chez les buralistes. C’est devenu une banalité de contourner la règle de l’achat légal dans le réseau avec le système D parce que nous avons le prix le plus élevé d’Europe.
Et l’enquête démontre bien qu’un consommateur de cigarettes sur trois n’a pas franchi la porte de nos établissements depuis 12 mois.
•• « Et nous disons non à une nouvelle hausse et je tiens à saluer le ministre Laurent Saint-Martin qui s’est opposé à cette idée folle de certains sénateurs qui voulaient faire passer le prix du paquet à 17 euros très rapidement. Alors que le PNLT (Plan national de Lutte contre le Tabagisme) prévoit une évolution à 12 euros en 2025, puis à 13 euros en 2027.
« Ce que j’aimerais de tous ces gens … ce sont davantage de messages de prévention et d’éducation. Comment se fait-il que, sur les cinq dernières années, la prévalence tabagique ne bouge pas alors que la chute des volumes officiels de vente de tabac est observée ? Le levier du prix ne fonctionne plus … »




