Nommé chef du gouvernement ce mardi 15 mai, soulignons d’emblée que Jean-Marc Ayrault s’appuie sur une grande expérience des mécanismes parlementaires dont il connait bien les rouages. Rappelons qu’il préside le groupe socialiste de l’Assemblée nationale depuis 1997.
Il a eu l’occasion de prendre régulièrement position sur des sujets ayant trait au tabac. En suivant (non sans une certaine prudence, mais en suivant tout de même …) les initiatives anti-tabagiques de certains membres de son groupe. Comme cela a été le cas, ces derniers mois, à l’occasion de deux propositions de loi.
• La première, déposée en décembre dernier par Jean-Louis Touraine (député du Rhône), concerne la « Neutralisation et la standardisation des paquets de cigarettes et cigarillos » (paquets génériques). Le député-maire de Nantes a signé lui-même cette initiative, ainsi que 69 députés socialistes. Dans un courrier à Pascal Montredon, président de la Confédération, il précisait à ce sujet que « l’étiquetage neutre est une mesure adoptée en Australie et fortement promue par toutes les associations nationales et internationales du contrôle contre le tabagisme. À la lumière des informations dont nous disposons, l’étiquetage neutre pourrait diminuer l’attractivité pour les paquets de cigarettes, sans accroissement pour les marchés parallèles ».
• La seconde, déposée par Michèle Delaunay (députée de Gironde) en janvier 2012, vise à interdire les additifs améliorant le goût de tous les produits du tabac. Jean-Marc Ayrault l’a signé également.




