Ainsi, toute une vague monte en faveur d’une interdiction de l’utilisation de la cigarette électronique dans les lieux publics. Interdiction partielle ou totale, on ne sait. Entre déclaration de Marisol Touraine, hier matin, et diverses réactions de porte-paroles des anti-tabac, la boule médiatique tourne (voir Lemondedutabac du 30 avril). L’application de la mesure à New York servant d’appoint (voir Lemondedutabac du 28 avril).
Mais il y a de quoi s’étonner de cette brusque agitation. Sur le fond comme sur la forme.
• Sur le fond : après avoir multiplié les messages selon lesquels la cigarette électronique « c’est mieux » que la cigarette conventionnelle (Marisol Touraine) ou qu’il peut s’agir « d’une aide au sevrage tabagique » (Gérard Audureau), on nous explique, en substance, qu’il faut la bannir de l’espace public … parce que la simple présence d’un vapoteur avec sa cigarette électronique rappellerait trop le contexte du tabac et ses tentations.
Tout cela est affirmé sans la moindre preuve. Exactement comme pour l’efficacité prêtée aux photos-choc sur les paquets de tabac.
Tout cela est asséné sans la moindre présentation d’études évaluant précisément la nocivité, sur son entourage, de la vapeur rejetée par la e-cig du vapoteur.
• Sur la forme, parce qu’encore une fois, on « gonfle » un débat qui n’a pas lieu d’être.
Car la grande majorité des entreprises, des administrations et des transports collectifs ont d’ores et déjà adopté des règlements, règles d’usage ou recommandations visant à empêcher toute utilisation de l’e-cig.
Tout cela sans crispations, ni polémiques.
Tout cela sans que ne surgisse un drame, en cas d’exceptions adoptées dans la concertation …
Là où l’usage s’est tranquillement mis en place, certains veulent légiférer et interdire.
Amis « vapoteurs de la vapote », bienvenue au club !




