Deux semaines après le braquage qui aurait pu coûter la vie au buraliste de Coudray-Montceau (Essonne / Lmdt du 25 novembre), une visite « symbolique » en présence des médias a remplacé un rassemblement de soutien et de protestation de buralistes … impossible pour raison d’état d’urgence.
À défaut, Bernard Gasq, président de la fédération des buralistes d’Ile-de-France, et Fabrice Guzzo, président de la délégation de l’Essonne, ont pointé du doigt le ras-le-bol des buralistes en petit comité, rapporte Le Parisien de ce 11 décembre.
Des accords sur la sécurité sont en cours de négociations avec chaque préfecture des départements d’Ile-de-France, mais Bernard Gasq réclame également des caméras devant chaque commerce : « Le premier danger est l’augmentation incessante du prix des cigarettes. En 2003, après la première hausse spectaculaire des prix, les agressions de buralistes ont grimpé en flèche ».
« Enfin, nous militons aussi pour la dématérialisation de l’argent et le paiement par cartes sans contact » poursuit Bernard Gasq, « nous négocions avec les banques pour qu’elles baissent leurs taux de commission sur ces paiements. À terme, notre but est qu’il n’y ait plus d’argent liquide dans les caisses des buralistes ».




