Le samedi 14 mars 2020 en fin d’après-midi, le Premier ministre Édouard Philippe annonçait « la fermeture à compter de ce soir minuit de tous les lieux recevant du public non indispensable à la vie du pays, à l’exception des commerces essentiels … notamment les bureaux de tabac et de presse » (voir 14 mars 2020).
Le mot Covid venait à jamais de s’inscrire dans notre histoire.
•• Dans la soirée, les buralistes recevaient sur leurs boites mails de premiers messages de la Confédération sur les dispositions à prendre : protection des zones de caisse, règles sur les distances entre clients, fermeture des zones bar-brasserie, ports de masques, etc. … Alors que beaucoup de commerces voisins étaient appelés à rester portes closes.
Le lundi 16 mars, le Président Emmanuel Macron annonçait le confinement total du pays à partir du mardi,12 heures. Soit un premier confinement qui allait durer jusqu’au 11 mai. Il allait être suivi par deux autres : de début novembre à mi-décembre 2020 / du 3 avril au 3 mai 2021.
•• Immédiatement, la Confédération des buralistes se mettait en « mode task-force » pour assurer une liaison permanente entre les autorités (Bercy) et le réseau, via l’envoi de messages et un enchaînement ininterrompu de visio- et audio-conférences.
Tout cela animé, impulsé et coordonné par Philippe Coy et Sophie Lejeune (secrétaire générale) qui ont décidé de rester confinés au siège national de la rue Chaptal à Paris: de sorte à rester en liaison 24 heures sur 24 avec leurs collègues (pour partager consignes et bonnes pratiques ou tenter de régler, avec les présidents départementaux, les épineux problèmes de livraison tabac …par exemple) tout comme avec les autorités (transmission des consignes, négociation des mesures d’aides, folle course aux masques … remontées des infos terrain).
•• Le bateau a suivi sa route dans la tempête, la barre était bien tenue par les élus de la profession.
Sur le terrain, la fermeture des activités bar-brasserie s’avère pénalisante pour beaucoup. Tout comme est dramatique la situation des buralistes saisonniers de montagne ou de ceux qui sont implantés dans des centres commerciaux fermés.
Mais la grande majorité des buralistes se sont inscrits, par leur engagement courageux sur le terrain, dans ce rôle de commerce d’utilité locale que leur ont reconnu spontanément nos concitoyens. Cinq ans, déjà.




