Dans sa livraison d’octobre, La Revue des Tabacs publie un recensement du nombre d’emplois générés par les différents secteurs composant la filière tabac.
•• Cette enquête a été réalisée l’été dernier et elle arrive à la totalité de 65 750 postes de travail menacés. Dont la décomposition a été établie, par la rédaction du mensuel, de la manière suivante :
. Buralistes : 50 000 emplois ;
. Tabaculture : 10 000 emplois ;
. Fabricants de tabac : 4 000 emplois ;
. Grossistes-pipiers : 950 emplois ;
. Fabricants et distributeurs d’articles fumeurs : 800 emplois.
•• Concernant l’estimation du nombre d’emplois buralistes, la Revue des Tabacs précise : « Désormais, le nombre d’emplois (buralistes et employés) oscille entre 50 000 (estimation basse) et 80 000 (estimation haute). En effet, en raison de l’amplitude horaire quotidienne, souvent une dizaine d’heures sur cinq ou six jours, on peut compter une moyenne de deux emplois directement concernés par l’activité tabac par point de vente dans la fourchette basse. Les autres emplois sont souvent générés par les ventes annexes, comme le CHR ou la presse ».
On pourrait, quand même, rajouter que sans le tabac beaucoup de bars ou de points de vente presse n’existeraient tout simplement pas. Et ne généreraient pas d’emplois propres.
•• Reste que le commentaire de présentation de l’enquête est sans appel : « Jusqu’où ira l’État français dans sa guerre mal pensée contre le tabac et les 66 000 emplois de la filière ? Au lieu d’investir massivement dans des campagnes multicanales auprès des jeunes, comme dans de nombreux autres pays où la prévalence tabagique baisse – il est vrai difficiles à mettre en place – , les gouvernements successifs de droite comme de gauche se contentent depuis une douzaine d’années d’idées aussi simplistes qu’inefficaces : augmenter les taxes et les prix, et désormais appliquer le paquet neutre qui a démontré son échec en Australie ».




