Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
16 Oct 2014 | Institutions
 

La Commission européenne a accepté, le mercredi 15 octobre, la démission de la directrice générale des services Santé et Consommation, Paola Testori Coggi, pour « non respect des règles » lors d’un appel d’offres.

European Consumer Centres' Air Passenger Rights Day 2011Selon une source bruxelloise, la directrice générale a appelé personnellement au téléphone une ONG pour l’informer du lancement d’un appel d’offres pour un contrat de 100.000 euros concernant  une étude sur l’alimentation en 2012. Cette faute, « commise publiquement devant des collègues », a été rapportée et une enquête a été confiée à l’OLAF, l’office européen anti-fraude, « qui a conclu à l’absence de tout fait de corruption ».

« Il s’agit d’un cas de non respect des procédures internes. Mme Testori a d’elle-même pris des mesures lorsqu’elle a réalisé son erreur et annulé la procédure. Elle a assumé ses responsabilités et offert sa démission », précise le porte-parole pour les ressources humaines au sein de la Commission, dans une dépêche AFP. « Mme Testori, 61 ans, a une carrière exemplaire de 32 ans au sein de la Commission européenne, mais la règle est la tolérance zéro pour non respect des règles et procédures internes, édictées pour assurer des conditions équitables à chaque participant d’un appel d’offres », a-t-il souligné.

Mais il n’y a pas de fumée sans feu …  Depuis le limogeage en octobre 2012 du commissaire à la Santé, John Dalli (voir Lmdt des 30 et 25 avril 2013, 16 octobre 2012), la Commission européenne est sous contrôle. De plus, John Dalli était le commissaire de tutelle de la Direction générale Santé et Consommation dirigée … par Paola Testori Coggi .

Pour en revenir à l’affaire Dalli, Jose Manuel Barroso, président de la Commission européenne, a récemment expliqué avoir eu des « indications d’un comportement imprudent et inapproprié » de son commissaire, dont les « contacts » avec des représentants de l’industrie du tabac étaient, selon lui un « motif suffisant pour qu’il quitte la Commission ». « Si l’intégrité d’un membre de la Commission est mise en doute, toute la Commission est mise en cause » a-t-il ajouté.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.