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7 Juil 2021 | Observatoire
 

À l’heure où Jeff Bezos passe la main, la part de marché du géant américain dans le commerce en ligne plafonne à 20 %, dans l’Hexagone. Les sites des enseignes traditionnelles sont en pleine expansion et le rival direct Cdiscount se porte bien. Un décryptage des Échos.

La France est le pays d’Europe qui canalise le mieux le torrent commercial de Jeff Bezos.

•• La part de marché d’Amazon dans le commerce électronique s’ y est établie à 19 % en 2020, selon le panéliste Kantar. Elle était de 22 % en 2019.

La baisse est conjoncturelle. Lors du premier confinement 2020, les syndicats ont obtenu la fermeture des entrepôts pour des raisons de sécurité sanitaire. Mais elle est aussi structurelle, car la crise du Covid a vu l’explosion des achats à distance profiter surtout aux sites Internet des enseignes qui exploitent des magasins.

•• Lorsque Kantar élargit le périmètre aux sites des distributeurs alimentaires, dont Carrefour, le poids d’Amazon tombe à 16 %. Des estimations donnaient une part de 27 % en Allemagne en 2019 et de 30 % au Royaume-Uni. Le village gaulois de l’e-commerce résiste.

La France est le seul pays d’Europe dans lequel Amazon affronte un concurrent comme lui généraliste, en l’occurrence Cdiscount, la filiale du groupe Casino. Sur le segment phare du commerce en ligne de l’électronique grand public, la FNAC et Darty tiennent leur rang.

•• Dans les produits du quotidien et l’alimentation, Amazon joue en marge du marché.

Les tenants sont les enseignes de supermarchés qui ont inventé il y a vingt ans le drive, ce système de réception des commandes effectuées en ligne à côté des magasins. Une solution qui règle la question du coût de la livraison puisque c’est le client qui vient chercher son colis. Les distributeurs ont aussi poussé les feux de la livraison à domicile.