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La Directive Tabac, en cours de discussion au Parlement européen, ne porte pas que sur les paquets génériques. En intégrant dans son champ d’application les « produits » contenant de la nicotine, le texte remet en question la vente des cigarettes électroniques de consommation courante. (photo : Tonio Borg en décembre 2012)

Ecig-arrete, boutique de vente en ligne, dénonce une « disposition absurde de nature à mettre fin au marché de la cigarette électronique, au profit du marché parallèle et des lobbies pharmaceutiques ».

La raison de cette colère : le seuil très bas de teneur en nicotine (2mg/unité ou 4 mg/ml) qui conditionnerait la libre commercialisation des produits. En effet, au-delà, les cigarettes électroniques seront soumises aux mêmes autorisations que les médicaments, tout comme les substituts nicotiniques.

Or, constate Ecig-arrete « actuellement, la consommation d’un vapoteur se situe aux alentours de 11-12 mg/ml, et bien souvent les premiers e-liquide sont plutôt à hauteur des 16/18 mg/ml (soit 1,6 à 1,8% de nicotine). Comment imaginer que les fumeurs arrivent à passer à une cigarette électronique avec un taux de 4mg/ml ? ».

Ecig-arrete estime, surtout, que la Directive est en contradiction avec le seuil français (moins de 20 mg/ml), fixé par l’Autorité Sanitaire de sécurité du médicament, ou la reconnaissance récente en Grande Bretagne « de la e-cigarette comme une alternative à l’arrêt du tabac ».

Alors s’interroge, Astrid Menut, gérante, « face à l’essor de la cigarette électronique (un marché de 500 000 vapoteurs), les autorités sanitaires, mais également les lobbies, commenceraient sérieusement à s’inquiéter de sa montée en puissance », rappelant que, d’après certaines enquêtes, le taux d’efficacité des substituts tabagiques de l’industrie pharmaceutique serait estimée à 15% contre 75% pour la cigarette électronique.