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28 Juil 2021 | Observatoire
 

Après un vif succès durant le confinement, les produits agricoles en vente directe ont désormais moins la cote, les clients reprenant leurs anciennes habitudes.

« On note aujourd’hui un ralentissement du phénomène avec une baisse de volume de 25 % en moyenne » souligne, dans Le Figaro, David Horain, directeur marketing et digital d’Agriconomie (une plateforme de services sur internet).

•• Une diminution d’activité que l’on constate aussi bien en milieu rural qu’urbain. Les magasins de producteurs situés dans les centres-villes enregistrent une moindre activité. « Depuis notre réouverture en mai dernier, nous constatons à Paris, mais aussi chez mes confrères de Nantes et de Rennes, une perte de 20 à 30 % de notre clientèle » indique le responsable du magasin Ô Fermier situé dans la capitale, aux Batignolles, une supérette de 300 mètres carrés qui travaille directement avec 140 producteurs en France.

« Une partie de nos clients venait chez nous car cela faisait partie de leurs rares sorties autorisées. D’autres se sont lassés de cuisiner à la maison et ont profité de la réouverture des restaurants pour s’alimenter autrement » ajoute-t-il.

•• Après l’euphorie l’an dernier, le trou dans le tiroir-caisse de certaines fermes se fait aujourd’hui durement ressentir.

« L’activité de click and collect qui avait explosé en mars 2020 est en chute libre. De 120 commandes le mercredi pendant le premier confinement, nous sommes désormais passés à 20 commandes » déplore un maraîcher dans l’Oise, à Mareuil-sur-Ourcq.

En revanche, la tendance de fond est là : « j’ai conservé une partie de ces nouveaux clients. Ils viennent désormais acheter dans mon magasin, si bien que mon chiffre d’affaires de mai 2021 reste tout de même supérieur de 15 % par rapport à celui de mai 2019. Mais il reste un tiers moins élevé qu’en mai 2020. »

•• Toutefois, tous les paysans de l’Hexagone ne sont pas logés à la même enseigne.

En Drôme-Ardèche par exemple, la vente directe est en surchauffe. « Nous notons toujours un très fort engouement pour les circuits courts » constate Claude Aurias, conseiller régional Auvergne-Rhône-Alpes, en charge de l’économie de proximité. « Certains agriculteurs ne produisent pas assez de fruits et légumes pour répondre à la demande. Le gel a certes fortement réduit la production des fruits, mais cette pénurie concerne aussi les légumes. Les gens font davantage confiance aux aliments sains et locaux depuis le Covid ».

•• Une dynamique que le ministère de l’Agriculture a bien notée en créant, en début d’année, avec le réseau Bienvenue à la ferme des chambres d’agriculture, la plateforme en ligne « Frais et local ». Elle rassemble les producteurs ainsi que les points de vente directe dans toute la France. De quoi favoriser l’offre et la demande des circuits courts.