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Lors d’une conférence de presse à Bruxelles, ce mardi 3 septembre, plusieurs associations de fabricants et usagers de la cigarette électronique ont dénoncé l’assimilation de celle-ci à un produit pharmaceutique, comme cela est préconisé par le projet de Directive Tabac en cours de discussion au Parlement européen (voir Lemondedutabac de ce 3 septembre).

« Considérer l’e-cigarette comme un médicament affecterait toute la filière, développée notamment en Grande-Bretagne, en France et en Allemagne, au vu de la lourdeur des investissements requis pour la mise en conformité », a plaidé l’un des porte-paroles de ce mouvement, Clive Bates (photo), ancien fonctionnaire … de l’agence britannique anti-tabac.

« La suppression envisagée des arômes réduirait quasiment à zéro l’attractivité du produit, renvoyant les consommateurs au tabagisme », a-t-il ajouté. Car selon  les promoteurs de ce mouvement, l’adoption de cette mesure « bloquerait l’essor d’un produit constituant la première alternative efficace au tabagisme ».

Mobilisé dans le cadre de la campagne « Sauvons la e-cigarette » (voir Lemondedutabac des 23 février et 2 juillet), le chercheur grec en cardiologie Constantinos  Farsalinos a reconnu que les effets,  à long terme sur la santé,  de la cigarette électronique n’étaient pas encore connus. « Mais tous les éléments indiquent qu’ils sont significativement moins importants que ceux des cigarettes ordinaires », a-t-il affirmé, rappelant que la récente étude du mensuel 60 millions de consommateurs était infondée (voir Lemondedutabac du 30 août).

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