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2 Août 2018 | Profession
 

On sait que des produits « au CBD / cannabis light » (cinq sachets de fleurs de cannabis et deux fioles de e-liquides) ont été tout récemment saisis et détruits dans le cadre d’une opération de contrôle chez un buraliste dijonnais (voir Lmdt du 30 juillet). 

•• Le lendemain, le procureur Éric Mathais a informé que le buraliste a été placé en garde à vue, sous le chef « d’acquisition, détention, offre ou cession de stupéfiants ».

Et de préciser : le gérant du bureau de tabac « a déclaré vendre ces produits depuis le mois de juin après avoir été sollicité par des commerciaux. Ces produits lui ayant été présentés comme légaux, il a fait valoir sa bonne foi. Il a reconnu avoir vendu au total 120 sachets de fleur de   cannabis ». En plus de la destruction immédiate des produits, le buraliste s’ étant engagé à cesser la vente de ces produits.

« Le parquet de Dijon, au vu de ces explications et des éléments du dossier et en raison de la régularisation intervenue, a décidé de se faire transmettre le dossier pour étude, sans poursuites immédiates. De telles décisions ne seront évidemment possibles qu’exceptionnellement, au vu de la manifeste bonne foi des commerçants. »

•• D’autres contrôles de bureaux de tabac devraient être effectués dans les jours à venir. « Ne vendez pas de produits dont vous n’êtes pas certains qu’ils sont licites » a, par ailleurs, insisté le procureur, toujours à l’attention des buralistes.

Une recommandation déjà amplement reprise par la Confédération (voir Lmdt des 21 et 15 juin).

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