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26 Avr 2021 | Observatoire
 

À rebours du chef de l’État (voir 19 avril) et de Gérald Darmanin (voir 25 avril et 18 mars), Les Jeunes avec Macron soutiennent la légalisation du cannabis. 

Clamant que « la prohibition est un échec à la fois sanitaire et sécuritaire », ils défendent une autorisation encadrée de cette substance et veulent convaincre les parlementaires. C’est du moins ce que rapporte le Journal du Dimanche d’hier. Extraits.

•• « Nous partageons les constats du Président : dire que le cannabis est innocent est un mensonge ; il faut casser les trafics », assure Ambroise Méjean, délégué général des Jeunes avec Macron (JAM).

•• « Pour protéger les Français, oui à une légalisation encadrée ! », clament les jeunes Marcheurs dans un document préparatoire de propositions rassemblées sous la forme d’un livret distribué aux parlementaires à partir de la semaine prochaine.

Pour eux, « la prohibition est un échec à la fois sanitaire et sécuritaire ». La légalisation permettrait, selon eux, de « redonner la priorité en matière sécuritaire aux atteintes aux biens et aux personnes, d’affaiblir les réseaux criminels en leur retirant une part substantielle de leurs revenus, et de supprimer les points de deals ».

•• Cette autorisation encadrée se déclinerait en un système de licences pour la production et la distribution, délivrées seulement aux majeurs au casier judiciaire vierge et retirées en cas de vente à des mineurs, pour qui la consommation resterait interdite.

« Il faudra des contrôles administratifs réguliers », imagine le numéro un des JAM, conscient des ravages du cannabis sur des cerveaux de moins de 18 ans. Ces vérifications seraient financées par une taxe additionnelle à la TVA sur cette drogue. Une imposition qui devra être « très basse » les premières années, pour ne pas favoriser le marché noir, précisent les jeunes macronistes.

« On pourra ensuite avoir des prix prohibitifs pour réduire la consommation », complète Méjean. Ces revenus fiscaux permettraient de renforcer la prévention : les JAM réclament des sessions de sensibilisation annuelles, de la cinquième à la terminale.

•• L’encadrement de la légalisation passerait par ailleurs par la traçabilité des produits et des taux fixes de substances psychoactives. La consommation de cannabis resterait interdite « à l’intérieur des établissements recevant du public, à proximité des établissements scolaires et dans les stations-service ».