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9 Juil 2021 | Trafic
 

Le 26 mai dernier, un Calaisien de 22 ans avait été interpellé chez lui (voir 4 juin), où la police avait trouvé 5 493 euros en liquide, 512 pots de tabac, 236 paires de baskets, 483 flacons de parfums, 21 kilos d’herbe de cannabis et un fusil de chasse. 

Ce mercredi 7 juillet, il comparaissait devant le tribunal de Boulogne-sur-Mer. À la barre du tribunal, le jeune homme est resté muet, ou presque, sous les conseils de son avocate.

•• Il a uniquement expliqué « avoir agi sous la pression des fournisseurs lillois » qui lui amenaient la marchandise. Un trafic fructueux qui lui aurait permis de gagner 2 000 euros par mois. Pour preuve, lors d’une surveillance dans le quartier, les policiers ont ainsi pu voir huit clients entrer et sortir du logement en l’espace d’une heure.

•• Pour lui éviter la prison, son avocate a pointé du doigt plusieurs vices de procédure dans le dossier : l’interpellation qu’elle juge inappropriée dans son mode opératoire, l’indemnisation d’environ 50 000 euros demandée par la fédération locale des buralistes qualifiée de disproportionnée , etc. Non sans attaquer durement les buralistes, au passage, avec quelques allusions déplacées sur les marchands de mort.

Une plaidoirie payante. Prenant en compte uniquement la saisie du 26 mai, le tribunal a condamné le jeune Calaisien à dix-huit mois de prison avec sursis, 266 euros pour la fédération des buralistes de Calais et 1 000 euros pour frais de justice.