« Il n’y a pas que les nouveaux médias dans une campagne électorale, il y a aussi la politique à l’ancienne, celle des relais d’opinion » a rappelé Nicolas Domenach, dans la chronique matinale de RTL – « On n’est pas forcément d’accord » – de ce mercredi 14 septembre. Exemples à l’appui : le salon Mondial Coiffure Beauté qui s’est tenu à Paris les 11 et 12 septembre et le plan de sauvegarde des buralistes de Bruno Le Roux. Extraits.
•• « Ainsi, de nombreux politiques n’ont pas hésité à s’afficher au salon de la Coiffure à l’image du pin déplumé des landes Alain Juppé … ou d’un Bruno Le Maire qui n’a pas hésité à prendre la place d’une coiffeuse … Nos candidats ont fait le calcul : ils sont 90 000 ces coiffeurs et il passe dans ces salons plus 1,5 million de visiteurs par jour. Et, un coiffeur, ça parle. C’est un agent d’influence …
•• « Ils croient aussi aux buralistes. Je peux vous annoncer que Bruno Le Roux, le patron du groupe socialiste à l’Assemblée, prépare un plan de sauvegarde aux petits oignons (voir Lmdt du 9 septembre) : en faisant payer les cigarettiers milliardaires et en assurant la traçabilité des cigarettes qui permettra enfin de lutter contre la contrebande. Tout cela parce qu’il y a 26 000 buralistes qui reçoivent 10 millions de personnes par jour. Donc 17 200 par circonscription ».
•• « La politique à l’ancienne vivra plus que jamais. Les conseillers de l’Élysée ont aussi préparé des notes à l’attention de François Hollande pour lui dire « attention ! le politique ne remplace pas la méthode corrézienne. Les likes sur Facebook ne suffisent pas » … ».




