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7 Mai 2017 | Profession
 

Et toujours … des casses en série

• Drôme. Les enquêteurs parlent d’un véritable « raid ». Dans la nuit du vendredi 5 au samedi 6 mai, deux débits de tabac ont été dévalisés à quelque quarante kilomètres l’un de l’autre.

• Le premier vol s’est produit à deux heures du matin à Saint-Paul-Trois-Châteaux. L’alarme s’est déclenchée, la vidéo a filmé très clairement quatre malfaiteurs mais les gendarmes sont arrivés trop tard pour les cueillir.

• Deux heures plus tard, c’est au tour d’une épicerie-tabac à Charols, où un mur en parpaings a été démoli à coups de masse pour accéder directement à la réserve.

Dans les deux cas, l’équipe de cambrioleurs – qui serait la même – était manifestement bien renseignée et préparée.

Braquage express

• Savoie. Tout s’est passé très vite ce jeudi 4 mai, en début de soirée, dans un débit de tabac de Saint-Alban-Leysse. Visage dissimulé derrière une écharpe et des lunettes, le malfaiteur a menacé de suite le buraliste avec un pistolet. Le petit fond de caisse en poche, il s’est enfui avec plusieurs cartouches de cigarettes. Un complice l’attendait au volant d’une voiture.

Mauvaise défense et peines importantes 

• Gard. Cinq hommes, tous domiciliés à Saint-Gilles, étaient jugés, cette semaine, devant les assises du Gard :  pour six vols à main armée commis entre le mois d’août et le mois d’octobre 2013, dans leur commune, à Vauvert et à Garons.

Le second braquage avait frappé un débit de tabac à Saint-Gilles. Ce 30 août, un client aperçoit, dans la rue, deux hommes qui se dissimulent le visage. Avertie, la buraliste a tenté de verrouiller sa porte mais ne peut éviter l’irruption des deux malfaiteurs portant des masques à gaz. L’un est armé d’un pistolet chromé. Un client du bureau de tabac est frappé d’un coup de crosse. Devant la buraliste terrorisée, les voleurs emportent une enveloppe contenant la recette, des cartouches de cigarettes et des jeux à gratter.

Désignés par la buraliste qui les avait reconnus, Adil Aloini, Bilale Benslimane et Tarik El Ghayati ont protesté, assurant qu’ils n’ étaient pas sur place. « Jamais de ma vie, j’aurais fait de mal à Mme Chantal (la buraliste, ndlr), insiste Tarik El Ghayati, « je suis sorti avec sa fille. C’est inconcevable ». Et pourtant, le téléphone portable de la buraliste, volé lors du braquage, a été retrouvé dans les mains de Tarik El Ghayati, propriétaire, par ailleurs, d’un magasin de téléphonie.

Bilale Benslimane a assuré avoir refusé de participer au vol à main armée concocté par Adil Aloini : « je n’y étais pas. Il m’accuse car il m’en veut d’être sorti avec sa compagne. Et depuis le début, il protège une autre personne ».

Le tribunal en a jugé autrement, ce vendredi 5 mai : Adil Aloini a été condamné à 16 ans de prison, Bilale Benslimane à 14 ans et l’autre complice à 10 ans.

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