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14 Avr 2016 | Profession
 

« Petits caïds de quartier »

Condamnation justice• Loiret. Hakim, à peine vingt ans, s’est retrouvé seul à comparaître devant le tribunal correctionnel d’Orléans pour le braquage d’un bar-tabac de Fleury-les-Aubrais en novembre 2014. Ces cinq comparses, n’ayant pas 18 ans, devant être jugés par le tribunal des enfants.

Hakim – onze condamnations et de nombreux séjours en prison – ne tenait pas l’arme ce jour-là, mais a envoyé des « petits » à sa place. Notamment un jeune garçon de 14 ans qui, en visite chez un ami à Fleury-les-Aubrais ce 8 novembre, va tomber sur des adolescents « des petits caïds » du quartier. Ils le frappent, lui mettent la pression, prétendent qu’il leur doit de l’argent, qu’il lui faudra braquer, pour rembourser. Et c’est Hakim qui lui donne l’arme du braquage et lui indique la cible, un bar-tabac.

« Le petit » y va, capuche sur la tête. Le patron le remarque et pense qu’il va lui voler des bonbons. Mais son employée vient le voir, elle lui dit « monsieur, il veut la caisse ». Le gérant n’a pas vu que « le petit » avait une arme ; il le prend par le col, le sort de son tabac, le plaque au sol, et lui fait vider ses poches. Tout ça sous les yeux d’Hakim, venu là pour surveiller, selon les enquêteurs. Il dit qu’il était là par hasard, pour acheter simplement des cigarettes. Pour rendre son rôle du client de passage encore un peu plus crédible, il vient même aider le patron du tabac, il donne une gifle au « petit », lui dit « on veut la paix dans le quartier, nous ! ».

La mise en scène n’a pas convaincu le tribunal qui, ce mardi 12 avril, a condamné Hakim à une peine de quatre ans de prison ferme pour complicité et violences. Jugement rendu dans une ambiance tendue, une dizaine de copains d’Hakim – venus assister au procès – n’ont pas caché leur colère en entendant la peine.

Toujours choqué 

• Tarn. Il est environ 19h30, ce vendredi 8 avril, lorsque deux individus cagoulés font irruption dans un débit de tabac de Saint-Juéry, au milieu de clients. L’un des hommes tient une arme au poing et n’hésite pas une seconde à la braquer sur le buraliste. « J’ai l’impression que tout s’est passé en une fraction de seconde » a-t-il relaté dans La Dépêche du Midi de ce mardi 12 avril. « Ils étaient tous les deux plus grands que moi. L’un des deux m’a dit d’un ton ferme et déterminé « la caisse ! »J’ai ouvert ma caisse enregistreuse et ils se sont très rapidement servis. Cela a fait une année environ que j’ai repris ce bureau de tabac. C’est mon premier braquage. Je suis toujours choqué par ce que j’ai vécu ».